Le projet de construction d’une usine Safran à Feyzin avait été annoncé en 2019 par Emmanuel Macron. Cette usine doit générer la création de 250 emplois. (Photo by EMMANUEL DUNAND / AFP)

La construction d’une usine Safran près de Lyon menacée par la crise énergétique

Initialement prévue pour 2024, puis repoussée de trois à quatre ans en raison du Covid-19, la construction d’une usine Safran à Feyzin, dans la Métropole de Lyon, est désormais remise en question par les prix élevés de l’énergie. 

La construction à Feyzin d’une nouvelle usine de l’industriel n, spécialisé dans les domaines l’aéronautique, de l'espace et de la défense semble avoir du plomb dans l’aile. Les prix élevés de l'énergie remettent en question la viabilité du projet annoncé par Emmanuel Macron en juillet 2019 a affirmé un responsable de l’entreprise française, cité jeudi par nos confrères de l’Usine Nouvelle. 

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"Aujourd'hui, dans le contexte européen actuel, avec un choc énergétique violent qui a pour corollaire une envolée des prix du gaz, il pourrait ne pas être forcément rationnel de choisir la France" pour cette unité de production de disques de freins en carbone, a affirmé à l'hebdomadaire le président de la branche de Safran spécialisée dans les trains d'atterrissage ("Safran Landing Systems"). 

Un destin lié à l'engagement des partenaires

"Si les conditions de réalisation de ce projet débouchaient sur un retard, ou si les conditions économiques prévisibles à cet horizon n'étaient plus réunies, cela pourrait nous amener à investir ailleurs", a ajouté ce responsable, Cédric Goubet. "Les termes initiaux de l'équation qui ont conduit au choix de la France ne sont plus les mêmes", avec un prix du gaz qui a quintuplé depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie. 


"Les termes initiaux de l'équation qui ont conduit au choix de la France ne sont plus les mêmes", Cédric Goubet, président de Safran Landing Systems


"Nous sommes en train de réengager l'ensemble des parties prenantes, la métropole, le conseil régional, l'Etat, la préfecture et RTE (le gestionnaire du réseau de transport d'électricité, NDLR). Ce projet dépend de cette mobilisation et de la tenue des engagements des différents protagonistes", a encore indiqué M. Goubet.

L'usine doit générer 250 emplois

En mai dernier, le directeur général de Safran, Olivier Andriès, avait indiqué que l'entrée en service de l'usine de Feyzin, qui devait générer 250 emplois, serait retardée "de trois à quatre ans" par rapport à la cible initiale de 2024 en raison des conséquences de la pandémie de Covid-19 sur le secteur aéronautique. L’État et les collectivités avaient prévu d’apporter 26 millions d'euros d'aides publiques au projet dans lequel l’équipementier avait annoncé investir 230 millions d’euros.

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