L’entrée du village de Chevaline en Haute-Savoie. C’est sur cette commune que 4 personne sont été tuées avec une arme à feu en septembre 2012. (Photo by JEAN-PIERRE CLATOT / AFP)

Haute-Savoie : l’affaire de la tuerie de Chevaline bientôt confiée à un pôle "cold cases" ?

Dix ans après le quadruple meurtre non élucidé survenu sur la petite commune de Chevaline, en Haute-Savoie, le dossier de la tuerie de chevaline pourrait bientôt être confié au pôle "cold cases", afin de bénéficier de plus de moyens. 

Alors qu’un nouveau portrait robot du tireur de la tuerie de Chevaline a été dévoilé cette semaine par Le Parisien, deux ans après sa réalisation, en juillet 2020 par une profileuse britannique, le dossier de l’affaire pourrait connaître un nouveau tournant. Dix ans après le drame, l’affaire non élucidée du quadruple meurtre survenu en 2012 pourrait bientôt être confiée au nouveau pôle "cold cases" de Nanterre.

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Comme dévoilé par Le Parisien, le parquet d'Annecy a en effet requis le dessaisissement du juge local, en vue de sa transmission au nouveau pôle judiciaire consacré "aux crimes en série et non élucidés". La procureure d'Annecy Lise Bonnet-Mathis attend un retour pour "début août" du juge d'instruction de Nanterre, au sujet de cette requête. Cela permettrait au dossier de bénéficier de davantage de "moyens humains dédiés". 

12 ans après le mystère reste entier

Le pôle "cold cases" a été lancé le 1er mars par le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti pour permettre aux dossiers non élucidés de "rester judiciairement vivants". La France comptait alors 173 crimes non élucidés pour lesquels la justice est saisie et 68 procédures de crimes sériels, selon lui. Les affaires éligibles sont celles présentant une complexité particulière. Les crimes doivent être sériels et/ou leurs auteurs pas encore identifiés dix-huit mois après les faits, rappel l’AFP. En mai, une centaine de dossiers étaient déjà en cours d'analyse, sept confiés à un juge d'instruction. 

Des critères que semble donc remplir la tuerie de chevaline, qui reste à ce jour une énigme judiciaire, après avoir donné lieu à des milliers d'heures d'enquête et d'auditions, des tonnes de documents épluchés et quatre interpellations. Le tout sans pour autant lever le voile sur la mort le 5 septembre 2012 d’un cycliste de la région, Sylvain Mollier, 45 ans, d’un Britannique d'origine irakienne de 50 ans, Saad al-Hilli, de son épouse de 47 ans et de sa belle-mère de 74 ans dans leur voiture, avec plusieurs balles dans la tête, sur une route de campagne près de Chevaline, non loin du lac d'Annecy. 

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