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Image d’illustration. © Tim Douet

Haute-Savoie : fin de la garde à vue pour l'homme interrogé dans l'affaire de la tuerie de Chevaline

L'homme en garde à vue depuis 48 heures dans le cadre de l'affaire de la tuerie de Chevaline est ressorti libre jeudi 13 janvier. Aucune charge n'a été retenue contre lui, a annoncé la procureure d'Annecy dans un communiqué.

L'épais mystère qui entoure la tuerie de Chevaline, lorsque quatre personnes avaient été abattues dans cette petite commune de Haute-Savoie le 5 septembre 2012, reste entier. Jeudi 13 janvier, l'homme en garde à vue depuis 48 heures pour être interrogé dans le cadre de l'enquête est ressorti libre. Aucune charge n'a été retenue contre lui. Le parquet avait motivé cette garde à vue par des vérifications d'emploi du temps de l'homme le jour de la tuerie de Chevaline.

"Les explications données et les vérifications opérées ont permis d'écarter son éventuelle participation aux faits. Les investigations continuent pour identifier le ou les auteurs du crime dans le cadre de l'instruction judiciaire en cours", a expliqué Line Bonnet, procureure d'Annecy.

Me Basson-Larbi, l'avocat du suspect placé en garde à vue avait dénoncé mercredi une "erreur judiciaire" et affirmé que "son client vit un calvaire". L'avocat a par ailleurs confirmé que son client est bien le motard vu à l’époque près des lieux des crimes, mais a souligné qu'il avait déjà été interrogé et mis hors de cause il y a plusieurs années dans le cadre de l'enquête.


Le rappel des faits de la tuerie de Chevaline

Le 5 septembre 2012, trois touristes, un Britannique d'origine irakienne de 50 ans, Saad al-Hilli, sa femme et sa belle-mère avaient été retrouvés morts, avec plusieurs balles dans la tête, dans leur voiture sur une route de campagne près de Chevaline, non loin du lac d'Annecy. Une fillette du couple avait été grièvement blessée, tandis que sa petite soeur était retrouvée indemne, recroquevillée sous les jambes de sa mère. Âgées 4 et 7 ans à l'époque, elles sont toutes deux rescapées. Un cycliste de la région, Sylvain Mollier, probable victime collatérale, avait également été abattu. 

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