A Grigny-sur-Rhône, un des colistiers de la liste d'opposition dépose un recours visant l'équipe de Xavier Odo, maire de la commune réélu dès le premier tour.
MAJ du 8 avril : Après la publication de cet article, nous avons été contactés par le dépositaire du recours, qui souhaite apporter ses précisions. Concernant l'objet du recours, Karim Hazem assure que "ce recours ne vise pas à contester les résultats pour des raisons personnelles, mais à faire examiner par le juge des irrégularités relevées pendant la campagne électorale." Il explique également que "la question ne porte pas sur l’existence d’un diplôme ou d’une formation, mais sur la présentation faite aux électeurs."
Au sujet du logo utilisé par la liste de Xavier Odo, Karim Hazem explique que le grief "concerne l’utilisation du logo officiel de la commune dans des visuels diffusés à des fins électorales." De plus, selon lui l'accusation ne porte pas sur l'émetteur du message mais sur sa diffusion. "La republication d’un contenu constitue une nouvelle diffusion. Lorsqu’elle intervient la veille du scrutin, elle est susceptible de contrevenir aux règles du code électoral, notamment parce qu’elle empêche toute réponse des autres candidats."
Enfin, sur les chances d'aboutissement du recours établies par l'avocat de la mairie chez nos confrères du Progrès, "seul le juge administratif est compétent pour apprécier les faits et leur éventuelle incidence sur la sincérité du scrutin", argumente le colistier de la liste d'opposition.
Qui a dit que les élections municipales se terminaient le dimanche 22 mars à la clôture des résultats officiels ? Après de nombreux recours déposés à Lyon, Meyzieu, ou Vénissieux, c'est au tour de Grigny-sur-Rhône de connaitre une procédure similaire. Pour rappel, le maire sortant Xavier Odo (LR) avait été réélu dès le premier tour devant son opposant de gauche Jérôme Bub. Selon nos confrères du Progrès, Karim Hazem, colistier du groupe d'opposition a déposé un recours, soutenu par sa liste.
Quelles sont les raisons de ce recours ?
La procédure lancée par Karim Hazem se base sur plusieurs facteurs. D'une part, des documents de propagande électorale de la liste conduite par Xavier Odo, qui le présente comme "un chef d'établissement" alors qu'il n'exerce plus cette fonction. C'est aussi le cas concernant la conseillère Patricia Petit présentée comme policière municipale tandis qu’elle exerce la fonction d’ASVP.
La requête du groupe d'opposition concerne également le logo choisi par la liste du maire sortant qui ressemblerait trop à celui de la municipalité, créant ainsi "un risque de confusion avec la communication officielle de la collectivité". Dernier point de tension, une publication relative à la liste menée par Xavier Odo diffusée sur Facebook dans le groupe "Grigny-sur-Rhône" la veille du scrutin alors même que le code électoral l’interdit.
Un recours qui aurait peu de chances d'aboutir
Contacté par nos confrères, l'avocat de la mairie assure que le recours ne devrait pas fonctionner. En effet, Xavier Odo serait bien titulaire d'un diplôme correspondant à une réalité professionnelle effective, comme pour Patricia Petit, qui en tant qu'ASVP travaille au sein d'un service de police municipale. Le logo ne reprendrait ni la charte graphique, ni l'identité visuelle de celui de la commune.
Quant à la publication la veille du scrutin, il s'agit en réalité d'une republication dont le responsable n'a aucun lien avec la liste conduite par Xavier Odo. La publication originale repartagée a, en effet, été publiée le vendredi 13 mars dernier, soit pendant la campagne.
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