À la veille d’une nouvelle audience devant le tribunal pour enfants de Lyon, la mère de Théo a publié un communiqué virulent dans lequel elle dénonce le fonctionnement de la justice française.
Un nouveau procès s’ouvre ce lundi 6 juillet dans l’affaire de l’agression de Théo, cet étudiant de 19 ans (au moment des faits) violemment attaqué le 31 janvier dernier dans le 7e arrondissement de Lyon. Deux mineurs doivent comparaître devant le tribunal pour enfants pour leur implication dans la première agression subie par le jeune homme.
À la veille de cette audience, Florence, la mère de Théo, a diffusé un message dans lequel elle annonce que ni elle ni son fils ne seront présents à l’audience. "Nous n’y serons pas. Parce que la justice est morte", écrit-elle, estimant que son fils est aujourd’hui "laissé à petit feu dans la douleur, la peine et l’incompréhension".
Dans ce message, Florence annonce également avoir changé de défense. Elle indique avoir confié le dossier à Me Adeline Boudjemaa, après s’être dite déçue par son précédent avocat.
La mère de Théo évoque également la présence, lors de cette audience, de trois autres mineurs jugés pour des faits distincts. "Il a été agressé trois fois par les mêmes personnes, et la justice refuse encore de relier ces trois affaires. Trois dossiers séparés, pour un seul acharnement contre un seul enfant". Elle affirme notamment que l’un d’eux serait en possession d’un casque audio appartenant à son fils.
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Une affaire déjà jugée en partie
Cette audience intervient quelques semaines après la condamnation du dernier mis en cause dans l’affaire pour non-assistance à personne en danger. Les autres adolescents impliqués avaient été reconnus coupables le 19 mai dernier de vols avec violences, non-assistance à personne en danger ou recel. Leurs peines seront prononcées lors d’une seconde audience, prévue le 15 décembre prochain.
La mère de Théo assure vouloir poursuivre son combat judiciaire. "Je suis une maman. Mais je suis devenue enquêtrice depuis le 31 janvier 2026", écrit-elle, promettant de continuer à se battre jusqu’à ce que son fils soit pleinement reconnu comme victime. "Je pense à Lyhanna. Je pense à Louis. Toujours les mêmes alertes ignorées. Toujours les mêmes enfants qui paient le prix du silence. Ce ne sont pas de simples faits divers. C’est mon fils. Et il mérite qu’on le voie, qu’on l’entende, avant qu’il ne soit trop tard", conclut-elle.
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