Grégory Doucet en meeting à Lyon
Grégory Doucet en meeting à Lyon

A Lyon, la gauche affiche son unité “technique” face à Aulas

Grégory Doucet a rassemblé ses partenaires socialistes et désormais Insoumis dans un court meeting devant l’Hôtel de Ville.

24 heures après avoir scellé une alliance avec Anaïs Belouassa-Chérifi, Grégory Doucet en a assuré, avec elle, le service après vente place Louis Pradel, avec l’Hôtel de Ville en arrière plan. Sur l’estrade, les principaux membres de cette nouvelle union de la gauche se sont succédés pour mobiliser leurs électeurs en agitant l’épouvantail Aulas, une manière aussi de justifier leur alliance.

Après Marie-Charlotte Garin et David Kimelfeld, Anaïs Belouassa-Chérifi a pris la parole, chaleureusement applaudie par les 500 militants présents. L’ancienne candidate LFI aux municipales les a appelé “à dire non à Jean-Michel Aulas et sa droite réactionnaire”. “ Dès dimanche, nous allons faire en sorte que cette ville reste à gauche. Nous le faisons ensemble car nous avons pris nos responsabilités quand la droite et l’extrême-droite gangrènent notre ville et notre pays”, a poursuivi Anaïs Belouassa-Chérifi. Quelques minutes plus tard, Grégory Doucet, dans une courte prise de parole, n’est pas revenu sur l’alliance mais sur les enjeux du scrutin : “le  22 mars allez-vous dire oui pour des loyers encadrés, pour plus de policiers, pour des maisons de santé, pour une régie publique de l’eau, pour le revenu de solidarité jeune, pour de nouvelles berges du Rhône, pour une ville de Lyon qui inspire, qui respire, qui protège. Il nous reste trois jours pour poursuivre l'histoire humaniste de notre ville”. Avant de se lancer, grisé, au milieu de la foule. Le début de ce rassemblement avait été perturbé par un happening d’opposants dénonçant l’accord entre les écologistes et les Insoumis.

En dehors de l’estrade, les proches de Grégory Doucet se sont montrés plus diserts sur l’alliance scellée avec LFI. Ils rappelaient que la fusion technique excluait la présence d’Insoumis dans la liste des adjoints. Les écologistes se montraient satisfaits d’un accord qui ne permet pas à leurs nouveaux partenaires d’obtenir une minorité de blocage qui rendrait un second mandat explosif. La soirée n'était d'ailleurs pas placée sous le signe des retrouvailles chaleureuses entre les différents alliés de ce second tour et anciens partenaires de la Nupes puis du Nouveau front populaire. Bruno Bernard assistait au rassemblement depuis les coulisses et semblait d'humeur maussade après ne pas être parvenu à conclure une alliance avec les Insoumis fragilisant ainsi ses chances d'être réélu président de la Métropole de Lyon.

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