Miss France : du cran monsieur Valls ! Il faut dissoudre le Cran !

Louis-Georges Tin, président du Cran (Conseil représentatif des associations noires de France), s’est encore distingué aujourd’hui en dénonçant "un manque de représentativité de la population française contemporaine" à l'occasion de l'élection de Miss France 2013, remportée samedi soir par Miss Bourgogne.
 Trop "blanche" pour monsieur Tin.

"Un manque de représentativité de la population française contemporaine lors d'un tel événement est grave, évidemment. Il s'agit d'une véritable négation de l'existence des Français d'origine africaine, qui disparaissent le temps d'une soirée de notre territoire", souligne le président du Cran dans un communiqué co-signé par le journaliste Fred Royer, créateur de l'élection "Miss Black France".

"Quant aux Français originaires du Maghreb, ils étaient "représentés" par une seule candidate, vite éliminée (peut-être était-elle trop musulmane ?) ", notent Tin et Royer, regrettant que "Miss France (soit) aussi blanche que la neige de fin d'année déposée sur les clochers de notre France éternelle".

Ce discours au faciès, violemment anti-républicain, visant à dresser les Français les uns contre les autres en fonction de leur religion (supposée) ou de leur couleur de peau, n’est pas légal. En outre, il devient franchement dangereux, dans une France minée par des difficultés économiques et sociales croissantes, où près de 9 millions de personnes vivent en-dessous du seuil de pauvreté, et qui a davantage besoin de solutions que de boucs émissaires, blancs ou pas.

La dissolution administrative est possible

Il est bon de rappeler que, pour lutter contre ce type d’associations et autres conseils autoproclamés "représentatifs", le législateur a prévu une dissolution administrative, notamment lorsque les membres de ceux-ci font preuve d’incitation à la haine raciale -ce qui est le cas- ou lorsqu’ils agissent contre la République, ce qui l’est tout autant. Selon l’article premier de notre Constitution, "La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion".

Cette décision de dissolution peut être prise soit directement par le gouvernement, soit par le préfet, et elle est susceptible de recours devant les juridictions administratives, par le moyen d'un référé liberté, encore appelé référé injonction. A ce stade, monsieur Tin pourrait encore crier au "complot blanc" et peut-être convaincre ses juges. À défaut de recours ou en cas de recours rejeté, toute réunion, même informelle, des anciens membres de l'association de monsieur Tin serait alors interdite.

Noirs, musulmans, athées, blancs, jaunes, catholiques, juifs ou métissés, la France aime chacun de ses enfants. Elle ne les aime pas parce qu’ils sont noirs, musulmans ou juifs. Elle les aime parce qu’ils sont Français. Monsieur Valls, c’est le moment d’agir et de prouver votre attachement à la République, afin qu’elle ne soit jamais une succession de ghettos, comme en rêvent monsieur Tin et ses amis. Du cran, il faut dissoudre le Cran !

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