Le député LFI Raphaël Arnault prend la parole depuis la mort de Quentin Deranque à Lyon. Capture d'écran
Le député LFI Raphaël Arnault prend la parole depuis la mort de Quentin Deranque à Lyon. Capture d’écran

Mort de Quentin Deranque à Lyon : le député LFI Raphaël Arnault entendu par la police antiterroriste

Le député LFI du Vaucluse a été entendu mardi en audition libre dans le cadre de l’enquête ouverte après le lynchage à mort du militant identitaire Quentin Deranque, le 12 février dernier à Lyon.

Raphaël Arnault, député La France insoumise (LFI) et cofondateur du groupuscule dissous de la Jeune Garde, a été entendu mardi par la police antiterroriste dans le cadre de l’enquête ouverte après le lynchage à mort du militant identitaire Quentin Deranque, le 12 février dernier à Lyon, rapportent nos confrères du Parisien.

Alors que LFI a affirmé la semaine dernière que l'élu avait échappé à une interpellation policière à son arrivée en gare de Lyon, alors qu'il rejoignait l'Assemblée nationale, le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran avait immédiatement démenti l’information. Selon une source proche du dossier, les policiers souhaitaient en réalité remettre une convocation au parlementaire dans le cadre de l'enquête sur la mort de Quentin Deranque. Convocation qui s’est révélée être celle à laquelle le député de 31 ans s’est rendu, à la sous-direction antiterroriste (SDAT), à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

Il s’agissait d’une audition libre, mesure d’enquête prévue par l’article 61-1 du Code de procédure pénale qui permet à la police ou à la gendarmerie d'entendre une personne suspectée ou témoin d'une infraction sans contrainte ni privation de liberté. La personne entendue peut donc à tout moment quitter les lieux et a droit à un avocat.

Lire aussi : Mort de Quentin Deranque à Lyon : la famille de la victime demande l’audition du député LFI Raphaël Arnault pour "association de malfaiteurs"

14 personnes mises en examen

Cette audition intervient alors que 14 personnes sont déjà mises en examen dans le dossier sur la mort de Quentin Deranque. Pour rappel, le militant de 23 ans évoluait dans la galaxie des groupuscules de l'ultradroite lyonnaise et accompagnait, le jour des faits, des militantes du collectif identitaire Némésis venues manifester contre une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. À proximité se trouvaient des militants d'ultragauche, dont des membres du mouvement antifasciste dissous La Jeune Garde, fondé en 2018 à Lyon par Raphaël Arnault.

Les deux groupes s'étaient affrontés, puis Quentin Deranque s'était retrouvé isolé, à terre. Il avait alors été roué de coups par plusieurs personnes encagoulées, selon des vidéos de la scène. Souffrant d'un grave traumatisme crânien, il a été déclaré mort deux jours plus tard. Le drame avait entraîné de vives condamnations et une minute de silence avait été observée le 17 février à l'Assemblée nationale, avant un rassemblement de l'ultradroite en mémoire du jeune homme à Lyon quatre jours plus tard.

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