Après les accusations de La France insoumise, qui dénonçait mardi une tentative d'interpellation de son député Raphaël Arnault à la gare de Lyon, à Paris, le parquet de Lyon a formellement démenti cette information ce mercredi matin. Les policiers auraient en réalité voulu lui remettre une convocation.
Une tentative d'arrestation ou une simple remise de convocation ? La polémique enfle autour du député LFI du Vaucluse Raphaël Arnault, par ailleurs co-fondateur à Lyon de la Jeune Garde, groupe d'ultra-gauche dissous en juin 2025. Mardi 20 octobre, le groupe parlementaire insoumis affirmait dans un communiqué que l'élu avait échappé à une interpellation policière à son arrivée en gare de Lyon, alors qu'il rejoignait l'Assemblée nationale.
Selon LFI, cette opération "n'aurait échoué qu'en raison d'une erreur de la police quant à la rame dans laquelle voyageait le député". Le parti fondé par Jean-Luc Mélenchon dénonçait également dans son communiqué un "coup monté" et une "bascule autoritaire du pouvoir".
Le parquet de Lyon dément formellement
Une version finalement contredite ce mercredi 21 octobre par le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, qui a apporté un démenti catégorique. "Ni le parquet de Lyon ni les juges d'instruction du tribunal judiciaire de Lyon n'ont donné pour instruction aux forces de sécurité intérieure de procéder à l'interpellation de ce député", assure-t-il dans un communiqué.
Selon une source proche du dossier citée par l'AFP, les policiers souhaitaient en réalité remettre une convocation au parlementaire, dans le cadre de l'enquête sur la mort de Quentin Deranque. Ce militant identitaire avait été tué en février dernier à Lyon lors d'affrontements impliquant des membres de la Jeune Garde. Plusieurs personnes de son entourage ont été mises en examen dans cette affaire, dont un ancien assistant parlementaire du député LFI.
Cette nouvelle polémique intervient alors que le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a récemment mis en cause les liens entre LFI et certains groupes d'ultragauche, après les violences survenues en France et particulièrement à Lyon le 17 octobre dernier.
