Le préfet du Rhône, Étienne Guyot, aux côtés du maire de Villeurbanne, Cédric Van Styvendael. (Clémence Margall)

Villeurbanne : le préfet promet de "ne rien lâcher" pour lutter contre le narcotrafic dans le quartier Grandclément

En déplacement dans le quartier Grandclément, à Villeurbanne, le préfet du Rhône, Étienne Guyot, a réaffirmé faire de la sécurité "la priorité numéro un" et souhaite le déploiement d’une brigade spécialisée de terrain (BST), comme c'est le cas au Tonkin.

"Nous sommes dans une action de long cours et nous n’allons rien lâcher", a ainsi résumé le préfet du Rhône, Étienne Guyot, en déplacement ce lundi dans le quartier Grandclément, à Villeurbanne. Pour son premier déplacement de rentrée, le haut fonctionnaire a souhaité, aux côtés du maire de la commune, Cédric Van Styvendael (PS), faire un point sur les actions menées par l’État et redire son engagement pour lutter contre le narcotrafic après les violences de cet été.

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Le maire veut une brigade spécialisée de terrain à Grandclément

"Nous sommes là tous les jours. Depuis que je suis arrivé dans le département du Rhône, j’ai fait de la sécurité et de la lutte contre le narcotrafic la priorité numéro un", a rappelé Étienne Guyot, soulignant que des opérations étaient menées "en permanence" dans le secteur. Le quartier Granclément a en effet souvent été le théâtre de fusillades liées au narcotrafic. La dernière en date remonte au 10 août dernier, lorsque des individus ont ouvert le feu sur un véhicule. Cinq suspects ont depuis été interpellés par les forces de l’ordre. "À chaque fois, nous sommes le plus réactif possible et toutes ces actions vont, bien évidemment, continuer", a assuré le préfet.

"Nos villes sont aujourd’hui attaquées par des réseaux organisés et extrêmement puissants, où il n’y a plus aucune limite entre la vie et la mort. L’État et les collectivités doivent être main dans la main pour faire face à ces attaques", a quant à lui alerté Cédric Van Styvendael. Et d’ajouter : "Il est certain que d’avoir un préfet de région qui s’engage à ce point sur les questions de narcotrafic sur la ville de Villeurbanne, c’est important." Cédric Van Styvendael a par ailleurs réitéré son souhait de voir une brigade spécialisée de terrain (BST) déployée dans le quartier, comme cela est déjà le cas au Tonkin.

Une volonté partagée par le préfet du Rhône. "C’est aussi ce que je souhaite faire. Nous sommes en discussion avec le ministère", a-t-il confirmé. En parallèle, Cédric Van Styvendael a martelé que des renforts de police judiciaire étaient tout aussi "importants" pour lutter efficacement contre le narcotrafic. "C’est cela qui a permis l’amélioration sur le Tonkin, c’est, j’espère, ce que l’on obtiendra pour Grandclément."

Les habitants du quartier ont également eu leur mot à dire ce lundi puisque le haut-fonctionnaire et l’édile se sont vus remettre un manifeste écrit par un collectif de riverains. "Les habitants ont peur. Ils en ont marre de la situation, même s’ils ont conscience de l’action des forces de l’ordre", a ainsi confié l'un d'eux, remerciant toutefois l'édile pour "son action continue." Les deux hommes ont également demandé le maintien permanent de la police sur le secteur, alors que "les parents ont déjà peur de laisser leurs enfants dehors après la rentrée scolaire."

Le préfet du Rhône, Étienne Guyot, le maire de Villeurbanne, Cédric Van Styvendael et le préfet délégué à la sécurité, Antoine Guérin, ont rencontré des habitants du quartier Grandclément. (Clémence Margall)

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"Allons au bout des démarches législatives qui ont été engagées"

Pour permettre cette action continue, le maire de Villeurbanne a enfin appelé l’État à prendre les décrets d’application de la loi contre le narcotrafic votée l’année dernière. "Allons au bout des démarches législatives qui ont été engagées, mettons en place les décrets, et soyons attentifs, et je le serai, au projet de loi de finances 2027 pour voir quelles seront les mesures financières qui accompagneront la loi Narcotrafic et la loi Rispost", a-t-il prévenu.

Et Étienne Guyot de conclure : "N’oublions pas que s’il y a un trafic, il y a des consommateurs. La loi permet des sanctions financières beaucoup plus importantes pour les consommateurs et je vous assure que là-dessus, nous n’allons rien lâcher non plus."

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