Après la découverte de pesticides interdits sur le site de l’entreprise BASF à Genay en juin, trois associations et des riverains ont écrit au préfet du Rhône pour demander des explications.
Le 29 juin 2025, le collectif des Faucheurs et faucheuses volontaires d’OMG a révélé la présence de deux pesticides interdits en Europe sur le site de l’entreprise BASF à Genay, au nord de Lyon. Cette découverte a depuis soulevé de nombreuses questions et inquiétudes chez des associations et des riverains qui ont décidé d’écrire au préfet du Rhône, Étienne Guyot.
Comme le rapportent nos confrères du Progrès, le courrier, daté du 7 juillet, est signé par trois associations (LPO, RSE et FNE), ainsi que par deux riverains de la commission de suivi de site de l’entreprise BASF. Dans la lettre, les signataires posent ainsi sept questions à la préfecture, notamment "quelles dispositions elle allait prendre pour que toutes les installations du Rhône classées Seveso seuil haut soient suffisamment sécurisées ?"
Les signataires déplorent également que la Brigade nationale d’enquêtes vétérinaires et phytosanitaires (BNEVP) n’ait pas souhaité communiquer son rapport d’inspection de 2025, ce qu’ils regrettent "vivement." Et d’ajouter : "Dans ce rapport, les substances dimpropyridaz et afidopyropène avaient-elles été identifiées et leur statut et conformités réglementaires vérifiés ? Dans l’affirmative, quels sont-ils ? Quelle interprétation réglementaire est faite par la BNEVP quant à la présence de ces substances sur le site de BASF, révélée lors de l’intrusion du 29 juin ?"
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Une commission de suivi de site prévue pour "faire un point d’information"
Alors que les associations et riverains demandent à l’État si "de nouvelles inspections inopinées sont programmées sur le site du chimiste", la préfecture assure à nos confrères que leur courrier "sera pris en compte" et qu’elle organisera "une commission de suivi de site pour faire un point d’information."
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