Accusé par des ONG d’entreposer des pesticides interdits près de Lyon, BASF assure être en conformité avec la loi française. Le groupe allemand conteste les accusations et a engagé un recours en justice.
Le géant allemand de la chimie BASF a affirmé mardi être en parfaite conformité avec la loi française au lendemain de l'annonce d'un dépôt de plainte d'associations écologistes pour la présence de pesticides interdits sur un de ses sites près de Lyon.
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En juin, lors d'une visite non autorisée chez BASF Agri-Production à Genay, des militants écologistes avaient affirmé avoir découvert du pesticide Fastac et sa substance active, l'alpha-cyperméthrine, deux produits interdits de production, stockage et circulation.
La Direction de l'environnement, aménagement et logement (Dreal), après enquête, avait confirmé en août dans un rapport la présence d'"environ 10 tonnes" de "FASTAC TECH" (substance active contenant plus de 90% d'alpha-cyperméthrine) et de "divers produits phytopharmaceutiques contenant de l'alpha-cyperméthrine à des fins d'export hors UE dans des quantités importantes (plusieurs dizaines de tonnes)".
Elle avait également constaté "la présence d'un produit phytopharmaceutique contenant du chlorfénapyr, également interdit". Lundi, les associations écologistes Générations Futures et Alerte Planète, soutenues par Extinction Rebellion, ont affirmé avoir déposé une plainte contre BASF au tribunal judiciaire de Lyon, pour "faire cesser ce commerce toxique".
"Les productions sur le site (de Genay) sont conformes à la législation française" qui, en la matière, "s'applique uniquement aux produits phytopharmaceutiques fabriqués à partir de substances non approuvées au niveau européen pour des raisons liées à la santé humaine, animale ou à l'environnement, ce qui n'est pas le cas en l’occurrence des produits phytopharmaceutiques à base d'alpha-cypermétrine, ni de ceux à base de chlorfénapyr", écrit BASF dans un communiqué mardi.
Dénonçant une "remise en cause infondée" de sa "réputation", le groupe allemand annonce avoir "engagé un recours devant le tribunal administratif pour faire reconnaître ses droits"

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