Après l’annonce de l’abandon définitif du projet Rive Droite par la Métropole de Lyon, la présidente Véronique Sarselli a tenté de justifier cette décision.
La polémique autour de l’abandon du projet Rive Droite se poursuit à Lyon. Après avoir officiellement mis fin au projet porté par l’ancienne majorité écologiste, la présidente de la Métropole de Lyon, Véronique Sarselli, a pris la parole sur ses réseaux sociaux pour défendre sa décision, ce vendredi 24 juillet.
La nouvelle présidente de la Métropole a affirmé que le projet concernait "un axe accueillant chaque jour entre 50 000 et 80 000 véhicules". Elle estime que, derrière l’objectif affiché de végétalisation, le projet aurait entraîné "une reconfiguration en profondeur" de cet axe majeur de circulation.
"Sous couvert de végétalisation, il s’agissait en réalité de reconfigurer en profondeur un axe accueillant chaque jour entre 50 000 et 80 000 véhicules, en supprimant 5 des 8 voies de circulation, avec des reports de circulation peu fiables et mal maîtrisés", a-t-elle estimé. Véronique Sarselli a ajouté que le projet prévoyait également la suppression de 700 places de stationnement, sans qu’une solution de transport public adaptée soit, selon elle, actuellement disponible.
Véronique Sarselli veut désormais "travailler collectivement"
Pour rappel, le projet Rive Droite avait été suspendu dès le 27 mars, quelques jours après l’élection de Véronique Sarselli à la tête de la Métropole. La collectivité a finalement confirmé son abandon définitif dans nos colonnes ce jeudi 23 juillet, provoquant la colère de Grégory Doucet. Le maire de Lyon a dénoncé une décision prise "sans nous informer" et regretté l’abandon d’un projet destiné, selon lui, à apporter davantage de végétalisation et d’ombrage dans le centre-ville.
Face aux critiques des écologistes, Véronique Sarselli assure désormais vouloir ouvrir une nouvelle séquence. "Nous devons élaborer collectivement des projets qui n’opposent pas végétalisation et mobilités, lyonnais et grands lyonnais", affirme-t-elle. La présidente de la Métropole appelle ainsi à "un travail d’ensemble, dans l’intérêt général et sans dogmatisme".
"Nous saurons le mettre en œuvre, bien loin des caricatures systématiques", a-t-elle conclu.
