Mgr Olivier de Germay, archevêque de Lyon. (Corentin Lucas)

Affaire Plessy : Mgr Olivier de Germay, archevêque de Lyon, assure que "sa main n’a pas tremblé"

Quelques minutes avant le Vœu des Échevins, Mgr Olivier de Germay a réagi ce mardi à l’affaire entourant Jean-Bernard Plessy, ancien directeur des Chartreux. L’archevêque de Lyon affirme avoir été alerté directement par la jeune femme concernée en juin et avoir immédiatement pris des mesures.

L’affaire concernant Jean-Bernard Plessy s’invite dans un moment hautement symbolique pour l’Église lyonnaise. Quelques minutes avant le Vœu des Échevins, ce mardi 8 septembre, Mgr Olivier de Germay est revenu sur les faits qui ont conduit à l’éviction du prêtre de la direction de l’Institution des Chartreux, situé dans le 1er arrondissement de Lyon.

Pour rappel, le diocèse de Lyon a révélé le 2 septembre dernier que l’ancien directeur aurait entretenu une relation avec une étudiante majeure placée sous son autorité. Une enquête canonique a été ouverte et un signalement pénal a été effectué auprès du procureur de la République de Lyon. Jean-Bernard Plessy fait également l’objet de plusieurs interdictions, notamment celle d’entrer en contact avec la jeune femme et d’exercer un ministère dans le diocèse de Lyon.

Lire aussi : Lyon : le directeur des Chartreux écarté pour avoir entretenu "une relation" avec une étudiante

"En moins de dix jours", Jean-Bernard Plessy écarté

Mgr Olivier de Germay assure que le diocèse n’a pas été saisi par une plainte. "D’abord, nous n’avons jamais reçu de plainte. Nous avons été contactés par une jeune femme de façon directe par mail en juin. Elle nous a évoqué sa relation avec le père en nous demandant si c’était bien ou mal." L’archevêque explique alors avoir d’abord souhaité écouter la jeune femme et prendre sa parole au sérieux.

Selon Mgr Olivier de Germay, les mesures ont ensuite été prises immédiatement. "La procédure a été assez rapide, puisqu’en moins de dix jours, j’ai convoqué le directeur des Chartreux pour le démettre de ses fonctions. Il a reconnu les faits. La priorité était de protéger la jeune femme", affirme-t-il. Et d’assurer : "Ma main n’a pas tremblé. On a pris des mesures qui s’imposaient pour protéger cette jeune femme. Maintenant, les choses vont se poursuivre. Il appartient à la justice de qualifier les faits."

Le départ de juillet interroge

La communication autour de la mise en retrait de Jean-Bernard Plessy interroge toutefois sur la forme. Car le 9 juillet, à l’annonce de son départ, soit près de deux mois avant les révélations, le prête assurait simplement ne plus avoir "l’énergie nécessaire pour mener à bien [sa] mission." Deux mois de silence donc, que Mgr Olivier de Germay justifie : "La victime ne souhaitait absolument pas que ça se sache, donc la communication a été difficile. Et puis, fin août, son avocate a demandé à ce que l'information claire soit donnée sur les véritables raisons. C'est là qu'on a tout de suite publié notre communiqué", conclut-il.

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