L’abandon du projet Rive Droite ne fait pas l’unanimité chez les Lyonnais. @CL

Abandon du projet Rive droite par Véronique Sarselli : qu’en pensent les Lyonnais ?

Au lendemain de l’annonce de l’abandon définitif du projet de réaménagement de la rive droite du Rhône, Lyon Capitale est allé à la rencontre des Lyonnais.

Ce jeudi 23 juillet, nous vous informions que le projet Rive droite, porté par les Écologistes depuis le premier mandat, avait été abandonné par la présidente de la Métropole de Lyon, Véronique Sarselli. Une décision qui a suscité l’incompréhension auprès des élus municipaux, à commencer par le maire Grégory Doucet, qui a déclaré qu’elle "sacrifiait la santé des Grands Lyonnais".

"Je savais qu’il y avait des travaux prévus, mais je ne savais pas vraiment ce qu’ils voulaient faire", reconnaît Thomas, 29 ans, rencontré sur la place Maréchal Lyautey, près des quais du Rhône. "Je viens de découvrir à l’instant que ça venait d’être abandonné. Après, je trouve ça dommage. Si ça permettait de mettre plus d’arbres et de rendre les quais plus agréables…", ajoute-t-il.

Même constat pour Élodie qui assure, aux côtés de ses deux enfants, ne pas avoir suivi les débats autour de la transformation de la rive droite. "J’en avais entendu parler vaguement il y a quelques mois. Je ne connais pas suffisamment le projet pour dire si c’est une bonne ou une mauvaise décision", explique-t-elle. "Mais, je pense que la question de la chaleur et donc de la végétalisation est importante à Lyon quand on voit à quel point on a souffert ces dernières semaines."

L’annonce a semblé surtout être l’occasion de découvrir l’existence même du projet pour beaucoup. "Honnêtement, je ne savais pas qu’il y avait un projet aussi grand", confie Abel. Et il n’est pas le seul. Sur toutes les personnes interrogées, nous avons dû réexpliquer en détail le projet et les dernières informations.

D’autres habitants se montrent toutefois plus sensibles à la question de la circulation. "Si ça voulait dire supprimer des voies de circulation et créer encore plus d’embouteillages, je ne suis pas forcément contre l’abandon", estime Sophie, une habitante de Neuville-sur-Saône qui vient travailler toute la semaine à Lyon en tant que secrétaire, à l’aide de sa voiture. "Tous les projets de la Ville sont contre les voitures de toute façon, donc ce n’est pas une mauvaise chose", ajoute Abel.

Chez les plus jeunes, l’abandon du projet suscite également des réactions mitigées. "Je trouve ça un peu dommage qu’on arrête un projet avant même qu’il soit vraiment réalisé, surtout si l’objectif était d’avoir plus de place pour les piétons et les vélos", estime Warren, étudiant en informatique de 21 ans à Lyon. Même constat pour sa petite-amie assise à côté de lui sur les quais du Rhône, qui nous jette d’un regard désespéré : "rien n’est cohérent dans cette ville…"

L’annonce de Véronique Sarselli semble donc, pour l’heure, provoquer plutôt de la surprise chez les Lyonnais. Une chose est certaine : cet abandon ne fera pas l’unanimité.

Lire aussi : "On enterre ce qu'on n'assume pas" : à la Ville, la gauche étrille aussi la Métropole de Lyon après l’abandon du projet Rive Droite

Laisser un commentaire

réseaux sociaux
X Facebook youtube Linkedin Instagram Tiktok
d'heure en heure
d'heure en heure
Faire défiler vers le haut