L'auto-école en ligne En Voiture Simone a annoncé son implantation prochaine dans une deuxième ville de Haute-Savoie, à Annecy, après Annemasse.
L'entreprise française, créée en 2015, s'agrandit encore un peu plus avec sa présence actée au sein du chef-lieu de la Haute-Savoie, Annecy. Trois enseignants partenaires vont officier à plusieurs adresses dans l'agglomération.
Le premier, Mathieu, sera présent sur le parking du parc des Sports. Il sera disponible le mercredi de 14h à 16h et le samedi de 8h à 10h. Sabrina dispensera des cours place des Romains, du lundi au jeudi de 9h à 16h30. Enfin, c'est au sein du parc d'activités Altaïs, sur l'avenue Altaïs, sur la commune de Chavanod, qu'Amandine sera présente le mardi de 8h à 11h, et le mercredi de 8h à 12h.
Une réponse face aux blocages structurels
Passer son permis n'est pas une mince affaire, et sa phase préliminaire non plus. Le nombre d'enseignants n'augmente pas contrairement à une hausse observée d'environ 16 % du nombre d’inscriptions au permis de conduire depuis 2020. C'était d'ailleurs tout l'objet des grèves organisées en septembre 2025 par les organisations professionnelles des auto-écoles. Ils réclamaient alors le recrutement d’au moins 150 inspecteurs du permis.
Au-delà des délais, une contrainte économique persiste aussi. Le permis est un diplôme ouvrant les portes du marché du travail et de la mobilité pour un jeune adulte. Or, c'est un âge de la vie où les ressources financières ne sont pas toujours abondantes.
C'est en ce sens que Baptiste Larseneur présentait, en 2022, dans une étude pour l'Institut Montaigne, son coût comme le principal frein à son obtention. Avec un coût avoisinant les 1 700 euros, 68 % des jeunes (18-24 ans) admettent avoir des difficultés à financer leur permis.
68 % des jeunes (18-24 ans) admettent avoir des difficultés à financer leur permis
Là est le principal blocage pour parvenir à l'obtention du précieux sésame. Mais, avec la libéralisation du marché en 2015, à l'initiative d'Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie, on a vu l'apparition d'auto-écoles en ligne. Réputées flexibles et moins coûteuses, En Voiture Simone, Stych ou encore Ornikar ont su satisfaire les revendications des jeunes clients. 34 % d'entre eux déclaraient que le coût du permis est trop élevé. Et 21 % des 18-24 ans sans permis pensent qu'une baisse du coût les motiverait à passer le pas.
En Voiture Simone propose notamment des formules 35 % moins chères que dans une auto-école traditionnelle. L'entreprise offre un apprentissage du code 100 % en ligne. Elle ne détient aucune structure physique, ce qui n'engendre aucun coût d'entretien. Elle défie toute concurrence. Il suffit de prendre rendez-vous, partout et n'importe quand.
Mais cette évolution du marché de l'auto-école s'accompagne de certaines limites. Le manque d'interaction en est une. Le client est rattaché à une grande structure et ne bénéficie pas d'un suivi personnalisé de la part d'un instructeur dédié, contrairement à une auto-école traditionnelle.
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