Après l’annonce d’un plan de 10 millions d’euros pour faire face aux fortes chaleurs en Auvergne-Rhône-Alpes, les élus socialistes, écologistes et démocrates à la Région trouvent cette mesure insuffisante.
Le "plan clim" présenté jeudi 2 juillet par la Région Auvergne-Rhône-Alpes fait réagir. Alors que Fabrice Pannekoucke et Laurent Wauquiez ont annoncé une enveloppe de 10 millions d’euros pour répondre aux épisodes de fortes chaleurs, le groupe Socialistes, écologistes et démocrates a dénoncé une stratégie "déséquilibrée" et "insuffisante" dans un communiqué.
Un plan jugé trop faible
L’objectif derrière ce plan d’urgence est de distribuer un nombre important de climatiseurs mobiles dans les établissements qui en ont le plus besoin. Sept millions d’euros seraient vont être destinés aux communes, deux millions aux hôpitaux, et un million aux lycées. Une enveloppe jugée trop faible par la gauche, notamment pour les établissements scolaires.
Au-delà du contenu du plan, l’opposition critique également la méthode employée par la Région, en dénonçant une décision prise "sans concertation, sans débat, sans vote en assemblée". Le groupe regrette une "communication de crise plutôt que la résolution structurelle des problèmes".
"Climatiser des bâtiments mal isolés, c'est poser un cautère sur une jambe de bois. Sans rénovation thermique, chaque climatiseur va alourdir une facture énergétique que les établissements peinent déjà à assumer, et pendant que la Région multiplie elle-même les rallonges budgétaires faute d'une dotation de fonctionnement suffisante", peut-on lire dans le communiqué.
Dans leur communiqué, les élus socialistes, écologistes et démocrates appellent la majorité régionale à engager un débat lors de la prochaine séance plénière sur un "véritable plan de rénovation énergétique" des lycées.
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