Selon un communiqué de la société Mantle8, l'État accorde à cette dernière un permis exclusif de cinq ans pour explorer l'hydrogène naturel et l'hélium sur 739 km2 en Haute-Garonne et dans les Pyrénées.
Le ministère de l'Économie a octroyé un permis d'exploration à G&OL SAS, filiale de Mantle8, pour rechercher de l'hydrogène naturel et de l'hélium dans les Pyrénées. Baptisé "permis de Comminges", il a été publié au Journal officiel le 11 avril 2026 et s'étend sur 739 kilomètres carrés, soit 109 communes réparties dans sept intercommunalités de la Haute-Garonne et des Haut-Pyrénées.
Le permis autorise des activités d'exploration, notamment des levés géophysiques sur l'ensemble de la zone. Tout forage devra faire l'objet d'une demande d'autorisation séparée. Mantle8 indique, toujours dans leur communiqué, avoir engagé ces études afin de localiser les réservoirs susceptibles de contenir de l'hydrogène. L'an passé, la société affirme avoir réalisé sur ce secteur une imagerie souterraine signalant la présence d'une source active d'hydrogène, qui réalimenterait des réservoirs scellés sous la zone du permis.
En parallèle, l'entreprise lance un projet nommé "Hydrogeco" pour : Hydrogène géologique du Comminges, une groupement réunissant instituts de recherche, partenaires techniques, transporteurs et industriels acheteurs. "La souveraineté énergétique est devenue un impératif stratégique sur tout le continent, et la France crée désormais les conditions règlementaires" pour développer cette ressource, a déclaré Emmanuel Masini, fondateur et PDG de Mantle8, dans le communiqué de l'entreprise. Julien Perrutel, directeur du projet et basé dans la région à de son coté l'intention de maintenir "un dialogue transparent" avec les élus, les associations environnementales et les habitants.
L'hydrogène naturel se forme par des processus géologiques continus, sans électrolyse ni énergie fossiles, ce qui en fait une source à faible empreinte carbone. Fondée en 2019 à Grenoble, Mantle8 à déjà levé 37 millions d'euros auprès d'investisseurs, dont une subvention de 2,06 millions du Fonds européen. Ces fonds doivent financer le déploiement de ses technologies d'exploration et de future campagnes de forage.
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