Le 13 juin 2025, l'État adoptait une nouvelle loi sur le narcotrafic. Un an plus tard, 218 interactions de paraître, 9 fermetures de commerces et 29 expulsions locatives ont été prononcées dans le Rhône.
La guerre contre le narcotrafic se poursuit dans le Rhône. Pour les un an de la promulgation de la loi contre ce fléau qui touche autant la Ville de Lyon que le reste de la France, la préfecture fait le point ce samedi 13 juin sur les réussites de cette loi. "Grâce aux mesures contenues dans la loi du 13 juin 2025, ce sont : 218 interdictions de paraître, 9 fermetures de commerce et 29 expulsions locatives qui ont été prononcées par le préfèt du Rhône", indique la préfecture ce samedi.
#ContreLeNarcotrafic | L’État poursuit sa mobilisation pour sortir du piège du narcotrafic. Grâce aux mesures contenues dans la loi du 13 juin 2025, ce sont : 218 interdictions de paraître, 9 fermetures de commerces et 29 expulsions locatives qui ont été prononcées par le préfet… pic.twitter.com/YCzFiVee2a
— Préfet de région Auvergne-Rhône-Alpes et du Rhône (@prefetrhone) June 13, 2026
Cette loi dote, entre autres, les autorités de nouveaux outils et mécanismes pour démanteler les réseaux criminels et protéger la société, de la phase de l'enquête à celle de l'exécution de la peine. Elle a notamment permis :
- la création d'un Parquet national anticriminalité organisée (Pnaco) institué pour traiter les infractions les plus graves,
- un régime carcéral plus strict pour les trafiquants dangereux, dont un isolement strict, des mesures de sécurité renforcées et l'anonymisation des agents pénitentiaires dans les actes de procédure et la gestion des détenus,
- la lutte contre le trafic en ligne et dans les prisons,
- la protection des victimes et des témoins,
- des mesures locales renforcées.
Les préfets disposent donc désormais de nouveaux pouvoirs "pour fermer des lieux liés au trafic, geler temporairement les avoirs, et expulser plus facilement les locataires impliqués dans le trafic", indique le site officiel du gouvernement. Des interdictions administratives de paraître sur les points de deal ont également été instaurées.
Une "priorité absolue"
Le 20 mai dernier, huit jours après un incendie mortel probablement lié à un règlement de comptes à Décines et juste après l'arrivée d'Étienne Guyot à la préfecture, une très vaste opération de sécurisation avait eu lieu à Lyon. Plus de 200 opérations de contrôles ciblés ont été menées par "plus de 1 000 policiers nationaux et militaires de la gendarmerie nationale", avaient indiqué les services de l’État. Au total, 93 interpellations ont été rendues possibles par cette intervention, ainsi que la saisie de 106kg de drogues et sept armes. "Ce genre d'opération permet de mettre un coup de pied dans la fourmilière et (...) parfois de tirer aussi des liens, y compris certains qui permettent de remonter à de plus grosses affaires", avait alors déclaré le procureur de Lyon, Thierry Dran.
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Quelques jours plus tard, le maire de Lyon Grégory Doucet avait réaffirmé sa volonté de faire du narcotrafic une "priorité absolue". "Je me réjouis de la volonté très forte du préfet de vouloir agir sur le sujet. C’est indispensable. C’est également pour moi une priorité absolue, car ça pourrit le quotidien des habitants. Et à la Ville de Lyon, nous entendons, bien sûr, prendre toute notre part dans ce combat. (...) La population veut la sécurité, veut l'apaisement."
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Une augmentation des violences en point de deal
Depuis le début de l'année, il y a eu près de 70 actes d'intimidation dans l'agglomération lyonnaise contre 71 sur toute l'année 2025. Pour le procureur Thierry Dran, "il y a une augmentation de la violence sur les points de deal", en raison de l'importance des sommes en jeu. "Vous avez des gens qui ne pensent qu'à l'argent, gagner plus et encore plus. Et dans ce milieu-là, on ne discute pas autour d'une tasse de thé. On discute à coups de kalachnikov ou d'armes de poing."

En photo, derrière le préfet, un khmer pas reluisant. Normal 6 ans à ramer !