Opposés à la région mais disposés à accueillir des épreuves à Lyon, les écologistes ne sont pas alignés, à première vue, sur les JO 2030.
C’est l’un des paradoxes dont seuls les écologistes ont le secret. Au conseil régional, le groupe EÉLV a réitéré son opposition à l’organisation des Jeux olympiques 2030 dans les Alpes françaises dénonçant une candidature “incompatible avec les limites planétaires, socialement inacceptable et élitiste”. Les conseillers régionaux écologistes alertent aussi sur un possible dérapage du budget “de l’ordre de 850 à 900 millions d’euros” selon des rapports de l’Inspection générale des finances. Dans le même temps, à Lyon, Grégory Doucet se bat pour récupérer le tournoi de hockey sur glace. Il était, à l’origine, positionné à Nice mais le nouveau maire UDR, Éric Ciotti, ne souhaite pas financer la construction d’une patinoire. La Ville et la Métropole de Lyon proposent d’accueillir la compétition à la LDLC Arena et de mettre à disposition les patinoires Charlemagne et Baraban pour les entraînements. Pour autant, les écologistes lyonnais réitèrent leur opposition à des JO tout en souhaitant participer à leur organisation. “Nous défendons une écologie concrète, tournée vers des solutions pragmatiques. Organiser des Jeux olympiques d’hiver dans les Alpes en 2030 pose des questions importantes liées à l’enneigement, à l’usage de la neige artificielle et à la pression sur les ressources en eau. Sur ce point, nous sommes alignés avec les écologistes à la Région. Cependant, si ces Jeux ont lieu, nous voulons montrer qu’à Lyon, nous sommes capables d’organiser des événements de manière sobre”, se justifie Yasmine Bouagga, coprésidente du groupe Les Écologistes au conseil municipal. Ses homologues régionaux ont introduit deux recours pour entraver la candidature française.
