Les relations entre la Métropole et la Ville de Lyon sont suspendues à l’arbitrage de Véronique Sarselli sur la réouverture de la rue Grenette. En Presqu’île, d’autres projets dans les tuyaux sont en attente d’une validation de la nouvelle majorité pour se concrétiser.
La végétalisation de Bellecour

Dubitatif sur Tissage urbain, l’œuvre d’art de la place Bellecour, Bruno Bernard, ancien président écologiste de la Métropole de Lyon, avait laissé les coudées franches au maire de Lyon pour mener à bien son projet afin de rafraîchir, faute d’avoir pu honorer sa promesse de végétalisation, l’une des places les plus chaudes de Lyon. La plantation de végétaux devait intervenir lors du mandat qui débute. La Ville de Lyon a voté en ce sens une délibération lors du conseil municipal de janvier. Elle prévoit à la fin de l’année 2026 de végétaliser le pied des deux allées d’arbres d’alignement de la partie nord dans l’esprit de ce qui a été réalisé au sud de la place.
L’affaire n’est toutefois pas entendue. Bellecour relève de la compétence de la Métropole de Lyon qui doit donner son feu vert. Or les candidats Grand Cœur lyonnais avaient leur propre plan pour végétaliser l’ancienne place d’armes. “Nos projets peuvent se rejoindre, veut croire Alain Giordano, conseiller municipal Cœur lyonnais qui a imaginé pour Jean-Michel Aulas la végétalisation de cette place iconique et ancien écologiste. Grégory Doucet s’est engagé à le faire. Nous le voulions aussi. Il ne faudrait pas que chaque collectivité se retranche derrière le fait que ce n’est pas totalement ce qu’elle avait en tête pour ne rien faire.” La place Bellecour devra donc faire l’objet d’un arbitrage. À moins que la ligne E du métro ne vienne repousser la végétalisation aux calendes grecques. “La logique voudrait qu’ils ne lancent rien. Le terminus de la ligne E est prévu à Bellecour et ils devront faire sortir leur tunnelier. Ce ne serait pas responsable d’investir pour végétaliser la place avant de creuser un grand trou dans quelques années”, pointe Valentin Lungenstrass, adjoint lyonnais et élu écologiste du 2e. La Métropole ne souhaite pas s’exprimer sur le sujet pour l’heure rappelant que les vice-présidents n’ont pas encore rendu leurs feuilles de route. Autre point de crispation possible et véritable camouflet pour Grégory doucet : la droite souhaite un déménagement des ombrières.
Il vous reste 57 % de l'article à lire.
Article réservé à nos abonnés.

Après les municipales, des sénatoriales en guise de voie de garage