Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur. @LUDOVIC MARIN / AFP

"Le trafic de stupéfiants n’est pas une fatalité" : Laurent Nuñez réagit après le drame de Décines

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a confirmé sa volonté de lutter contre le narcotrafic et ses guerres qui touchent massivement l’agglomération lyonnaise depuis le début d’année.

Invité de l’émission C à Vous sur France 5 ce vendredi 15 mai, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez est revenu sur l’incendie criminel survenu le 11 mai dernier dans le quartier du Prainet à Décines-Charpieu. Pour rappel, celui-ci a coûté la vie à trois personnes et fait quatorze blessés et serait lié à un règlement de comptes lié au narcotrafic.

"Depuis le début de l’année, dans la région lyonnaise, nous enregistrons un peu moins de 70 actes d’intimidation, alors qu’en 2025, ce sont 71 faits recensés sur toute l’année", a alerté Laurent Nuñez. Ces violences prennent souvent la forme de tirs visant des façades ou des départs de feu volontaires destinés à intimider des proches de trafiquants.

Le ministre a notamment évoqué "des guerres de territoire entre trafiquants" qui "montent en puissance" dans la métropole lyonnaise. "Dans ce cas précis, cela s’est terminé par trois morts. Ce sont des actes extrêmement graves", a-t-il insisté.

Lire aussi : Près de Lyon : une enquête pour tentative d’homicide ouverte après des tirs d'intimidation

Un climat de tension au Prainet

Depuis plusieurs semaines, le quartier du Prainet à Décines est marqué par une succession de violences. Fin avril, une habitante avait été blessée par balle au mollet lors d’un probable tir d’intimidation. Plusieurs incendies de portes palières avaient également été recensés dans les jours précédant le drame de lundi.

Face à cette situation, de nombreux habitants ont exprimé leur inquiétude et certains envisagent désormais de quitter le quartier. "Je comprends les personnes qui veulent déménager" a reconnu Laurent Nuñez, tout en refusant l’idée d’un abandon des territoires concernés par le narcotrafic. "Vous avez des quartiers comme Le Tonkin, à Villeurbanne, où on a débarrassé les populations des trafics de stupéfiants", a-t-il ajouté.

Après l’incendie criminel, la maire LR de Décines-Charpieu, Laurence Fautra, s’inquiétait de l’impossibilité pour les forces de l’ordre de sécuriser le Prainet. "Il n’y a pas de zone de non-droit, les policiers et les gendarmes rentrent partout (...) Le trafic de stupéfiants n’est pas une fatalité", a répondu Laurent Nuñez. Une rencontre est prévue dans les prochains jours entre les deux élus.

Laisser un commentaire

réseaux sociaux
X Facebook youtube Linkedin Instagram Tiktok
d'heure en heure
d'heure en heure
Faire défiler vers le haut