Ce samedi 25 avril, à Lyon, François Ruffin a officialisé sa candidature pour les prochaines élections présidentielles.
C’est depuis la place Louis-Pradel, en plein cœur de Lyon, que François Ruffin a officiellement lancé sa campagne pour la présidentielle de 2027. Devant plus de 2 000 personnes (2 254 selon François Ruffin), le candidat a opté pour un "entretien d’embauche" pour l’Élysée. "Comme les précédents n’ont pas donné entière satisfaction, je me suis dit que vous alliez vouloir changer le profil", a-t-il lancé face aux Lyonnais.
Face à lui, quatre "recruteurs" venus du monde du travail : une infirmière d’Arras, une bénévole associative alsacienne, un salarié syndiqué de l’Allier infirmière et un pizzaïolo de Sète. Tous étaient chargés de l’interroger sur ses propositions. Une mise en scène assumée pour celui qui veut incarner "la société qui repose sur le travail".
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Un discours centré sur les travailleurs
Conditions de travail, salaires, logement ou encore la pénibilité, le candidat du mouvement Debout ! a déroulé un programme social. Il a notamment promis une hausse du SMIC à 1 700 euros nets mensuel, une retraite anticipée pour les métiers les plus pénibles et une rémunération double des horaires atypiques (avant 8 heures et après 18 heures). "Je suis un député au SMIC, je serai un président au SMIC aussi", a-t-il déclaré devant la foule en se portant, aussi, comme le candidat du peuple.
Également son viseur, les grandes entreprises et les inégalités fiscales. Emmanuel Macron a été égratigné, accusé d’entretenir une France "où les privilèges règnent", tandis que le Rassemblement national a été critiqué pour son positionnement vis-à-vis des classes populaires.
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Lyon comme rampe de lancement
Le choix de Lyon n’est pas anodin pour le député, qui y voit "un symbole d’unité". Sur scène, il a reçu le soutien du député écologiste du Rhône, Boris Tavernier. Ce dernier n’a d’ailleurs pas manqué de savourer, face aux Lyonnais, la victoire de son confrère Grégory Doucet aux dernières Municipales : "on a défendu notre ville et on a gagné face à un candidat multi-millionnaire qui voulait creuser un tunnel de 10km, détruire et privatiser la régie publique de l’eau".
"Nous avons 351 jours pour renverser une fatalité", a lâché François Ruffin à la fin de son entretien. Le compte à rebours est lancé pour le candidat de la gauche.

Il sort d'où celui-la ?