Le maire LFI de Vaulx-en-Velin, Abdelkader Lahmar, démonte les accusations de vote communautaire et dévoile son programme pour les quartiers populaires.
Professeur reconverti en maire, Abdelkader Lahmar a surpris Vaulx-en-Velin. Élu sous étiquette LFI avec le soutien de Mélenchon, il affronte d'emblée les accusations de vote communautaire et les balaie. Dans cet entretien, il parle sans détour : un cadavre devant une école que l'État laissait pourrir depuis quinze ans, un trafic de drogue qu'il relativise chiffres à l'appui, une police municipale à auditer, une gauche qu'il accuse de trahison. Et une conviction : c'est la République qui a abandonné ces territoires, pas l'inverse.
Note de la rédaction
Après relecture de cet entretien, nous avons soumis deux questions au cabinet du maire, qui n'ont jamais obtenu de réponse malgré de nombreuses relances. Les voici :
— Le parquet de Lyon a ouvert une enquête préliminaire vous visant pour vous être inscrit pendant 18 ans sur les listes électorales vaudaises, alors que vous résidiez à Caluire-et-Cuire. À quel titre précis vous considériez-vous légitimement inscrit à Vaulx-en-Velin ?
— Une fois le recours en annulation de l'élection municipale purgé, resterez-vous maire ?
Comment vous attribuez-vous cette victoire ?
C’est peut-être une victoire sur le fil, mais c’est une victoire. C’est vrai que l’abstention reste notable, mais plutôt que de rester là-dessus, il faut peut-être se poser la question de savoir pourquoi on en est arrivé à des taux d'abstention aussi importants. Je me souviens que dans les années 1990, on avait fait une liste en 1995, je me suis replongé dedans : participation 70 %. Comment en est-on arrivé à ce que dans les années 2000, 2014, on ait des participations à 15 % à 20 % ? Ce que je constate surtout, c'est que depuis 2017, la participation remonte régulièrement, aux législatives, aux européennes, aux municipales. Sur ce scrutin, on est au premier tour, à peu près, au niveau de 2014 et, au deuxième tour, on reprend 7 à 8 points de mieux. Donc, pour moi, il y a quelque chose qui se passe, une tendance de fond. Qui est de l’ordre de la remobilisation.
Est-ce que les Vaudais ont voté pour un homme ou pour un programme ?
J'ai envie de vous dire que limite c'est à vous de me l'expliquer. Ce que je constate, c'est que les électeurs voulaient un programme de rupture et voulaient mettre fin à cette majorité un peu hybride, avec des ambiguïtés idéologiques. Ils ont bien vu que ça correspondait à ce qui se passait au niveau national, avec cette macronie dont on ne sait plus où la situer, qui a fait des compromis avec une droite dure, avec l'extrême droite, qui a fait en sorte qu'on ait un budget d'austérité que l'on subit, ici, de plein fouet dans les quartiers, dans les villes populaires. Il y a aussi le fait que c'était une élection locale mais qui avait une coloration nationale. Sur la question homme ou programme, j’ai toujours dit que la femme ou l’homme providentiel n'existait pas. Quand on vote pour une tête de liste, c'est parce qu’il ou elle est l’incarnation de quelque chose ; en l'occurrence d’un programme, et de l’histoire que l’on veut construire par la suite. Parce qu'il y a un moment, dans ces villes-là, il faut aussi respecter l'histoire de ces hommes et de ces femmes qui ont fait cette ville. J'ai envie de dire : ont-ils voté Abdelkader Lahmar ou la liste Vaulx en commun ? Je trouve plus juste de dire pour la liste Vaulx en commun, c’est-à-dire pour un projet collectif.
"Quand je vais en Algérie, on me regarde comme un Français. Quand je suis ici, on me regarde comme un Algérien. C'est presque de la schizophrénie"
Au Nouvel Obs, vous disiez : "Que des Arabes votent pour des Arabes, des Noirs pour des Noirs ce n'est pas ma conception de la République." C'est une conviction ou une réponse préventive ?
C'est une réponse à tous ceux qui veulent nous voler cette victoire. Et, en l'occurrence, toute la fachosphère, certains médias aussi qui voudraient faire croire qu'Abdelkader Lahmar aurait gagné parce que ce sont ses “semblables” qui l'ont élu. J'ai été prof' pendant 30 ans. J'ai toujours appris à mes élèves que pour être électeur, il fallait être français et avoir 18 ans. Donc, c'est quoi aujourd'hui un électeur en France ? Est-ce que quand on est dans le 7e, à Paris, on se pose la question de savoir si le maire a été élu uniquement par des Blancs parce que là-bas il n'y a pas de HLM ? Ce procès-là, c'est pour nous décrédibiliser. Je pense que les gens, maintenant, en ont marre d'être stigmatisés et insultés, qu'on les prenne pour des idiots et qu'on considère qu'ils ne sont pas suffisamment intelligents. Qu'il suffirait de leur faire un peu comme au taureau, agiter le drapeau rouge pour qu'ils foncent. Comme s'il suffisait de mettre quelqu'un qui vous ressemble pour que vous votiez pour lui, comme s'ils n'étaient pas lucides, capables de se saisir d'un programme et de regarder où est leur intérêt. Toutes les personnes que j'ai rencontrées pendant la campagne se retrouvaient dans les valeurs que nous défendons : la dignité et le respect, que nous entendons bien leur rendre. Beaucoup nous parlaient aussi de sujets tels que l'école, le logement, la fin du mois. Moi je dis de faire attention à ceux qui voudraient faire croire que les électeurs des villes populaires sont des électeurs qui votent pour leurs “semblables”, ça ne marche pas comme ça. D’ailleurs pour les législatives, quand je fais de bons scores à Sathonay-Village, où il n'y a pas beaucoup de HLM, on le voit l’allégation communautaire s'effondre d’elle-même.

Certains parlent pourtant de communautarisation rampante…
C'est ce qu'ils disent. Ils veulent décrédibiliser les villes. Au lieu de parler des scènes de joie, de liesse, tout de suite on veut enlever cette légitimité. On m'a fait la même chose aux législatives. Ça me questionne parce que je me souviens, quand j'étais jeune et que je criais au racisme, à l'islamophobie, on me disait que je me victimisais. Comme si on s'inventait un mot. Quand j'ai commencé à faire de la politique, et que j’ai continué à dénoncer le racisme et les discriminations ; on me disait que je faisais de la récupération. Quand, maintenant, c'est le député LFI qui dénonce le racisme et les discriminations, on nous parle d’entrisme. Je trouve ça choquant qu’on puisse imaginer ou dire que c’est du calcul et qu’on refuse de reconnaître la réalité des douleurs qu'on porte.
Avez-vous l'impression de ne jamais être légitime quoi que vous fassiez ?
J'assume cette double culture, cette double histoire. Quand je vais en Algérie, on me regarde comme un Français. Et quand je suis ici, on me regarde comme un Algérien. Je suis partagé entre deux histoires c'est presque de la schizophrénie : je viens à la fois d’un peuple qui a colonisé et d’un peuple qui a été colonisé, de ceux qui ont subi les massacres de la colonisation et de ceux qui les ont perpétrés. Une fois qu’on a dit ça, nous, dans les quartiers nous les héritiers de l'immigration qu'est-ce qu'on veut ? Eh bien, on veut juste vivre simplement, défendre des idées, que nos enfants réussissent à l'école, avoir des logements dignes. Malheureusement, j'ai l'impression que ces droits là ne sont pas encore pleinement acquis.
"Ce ne sont pas des territoires perdus de la République. C'est la République qui a perdu ses territoires"
Vous venez du monde associatif pas du politique. Qu'est-ce qui vous a amené là ?
Je viens des monde des Bisounours, comme on les appelle. Quand j'ai passé le concours pour être prof, c'est parce que j'étais engagé sur la question de l'échec scolaire. On avait une association qui s'appelait Antidote, et on avait signé les premiers contrats locaux d'accompagnement scolaire avec la préfecture et la CAF. Des mecs de quartier, avec la préfecture et la CAF qui nous disaient : « Ce que vous faites nous intéresse, et vous savez bien le faire.» Parce que, nous, on savait déjà qu'apprendre à apprendre, ça ne s'improvise pas. Ce n'est pas : on prend une salle, on met des gamins avec un stylo. Il faut former les éducateurs. Quand j'ai eu le concours, j'ai tout fait pour rester à Vaulx-en-Velin, quitte à accepter de servir dans un établissement qui à l’époque était classé plus que REP+, plus qu’établissement sensible, “zone violence”. J'ai passé presque 30 ans dans l'établissement qui est juste là, derrière l'Hôtel de Ville. J'aurais pu aller en centre-ville. Des collègues que j'avais formés sont devenus proviseurs, inspecteurs. On me disait : "Mais Kader, tu vas être prof toute ta vie ici ?" Eh bien si, j'ai atteint la classe exceptionnelle, quatrième chevron, le plafond. J'avais un salaire de prof d'université. Mais j'ai adoré ce que j'ai fait pendant 30 ans. Et quand je me suis présenté aux élections, c'est cette histoire-là, l’histoire locale, que j'ai voulu porter, pas l'histoire de Kader.
Votre programme fait une grande place à la scolarité. Quelles sont vos grandes propositions ?
Notre campagne a toujours été une campagne de vérité. C’est pourquoi il faut d'abord dire quelles sont les compétences réelles d'une ville : le bâti des écoles, les équipes ATSEM, les dispositifs périscolaires. L'Éducation nationale, c'est l'État avec les programmes et le reste. Donc, nous, on va rénover les écoles. Un gamin qui se sent mal à l'école n'est pas dans les meilleures conditions pour apprendre. C'est là où on a le premier lien avec la République. On va donc renforcer les équipes ATSEM, pour accompagner les enseignants. Et surtout, on va créer un vrai service municipal d'accompagnement scolaire structuré sur toute la ville, avec des personnes professionnelles. Pas du saupoudrage. Donner un peu d'argent à des associations pour qu'elles fassent du soutien scolaire, c'est insuffisant. Il faut réfléchir sérieusement, former les gens, avoir des dispositifs cohérents. On ne peut pas confier cela à n'importe qui. Moi, j'avais des parents illettrés. J'avais une soif d'apprendre, je me souviens. Quand je demandais à mon père ou à ma mère, ils ne savaient pas lire, ils ne savaient pas écrire, mais ils faisaient tout pour essayer de m'expliquer, avec leurs moyens. Je sais ce que c'est. C'est pour ça que je veux que ce service soit sérieux, professionnel, présent sur l'ensemble de la ville.

Narcotrafic : "Il faut relativiser. On n'a même pas 300 personnes impliquées sur 15 000 à 20 000 jeunes de 15-29 ans"
Est-ce que cet accompagnement c'est aussi une manière d'éviter que des jeunes basculent dans le narcotrafic ?
Je me pose cette question : comment en est-on arrivé là ? Dans les années 1990, mes élèves voulaient être médecins, pompiers infirmières, policiers. Aujourd'hui, vous demandez aux jeunes ce qu'ils veulent faire dans la vie, beaucoup disent vouloir être influenceur, joueur de foot. La société doit aussi se questionner. Qu'est-ce qu'on véhicule tous les jours avec ces panneaux publicitaires, ces programmes de télévision ? L'État doit se questionner. Pourquoi en arrive-t-on là dans des villes comme les nôtres ? Si on ne règle pas ça au niveau national, nous, en ville, ce sera un pansement sur une jambe de bois. Mais on va le faire quand même, et on va essayer de remettre le rêve au centre de l'école. Parce que ces gamins doivent rêver. Ils ne doivent pas se dire que de toute façon il y a un mur devant eux.
Et puis, sur le trafic, il faut relativiser les chiffres. Sur une ville de 53 000 habitants, il y a la moitié qui a moins de 29 ans. Soit entre 15 000 et 20 000 qui a entre 15 et 29 ans. Il y a 16 points de deal à Vaulx. Avec trois équipes pour chaque point de deal, et 5 à 6 personnes par équipe. Si je fais un calcul simple, on n'a même pas 300 personnes impliquées. Sur ces 300, il y en a 200 qui ne sont pas de Vaulx-en-Velin. Il reste donc environ 100 personnes impliquées, c’est trop, mais sur 15000 à 20000. Gardons ça en tête et voyons le ratio.
Sur la sécurité, quelle est votre doctrine ?
En 2014, il y avait trois ou quatre policiers municipaux à Vaulx. Aujourd'hui, l'effectif réel est de 23, pas 47 comme annoncé pendant dix ans à la population. Les caméras de vidéosurveillance sont passées à 140. Hélène Geoffroy voulait en proposer 300 dans sa campagne. Je ne sais pas si vous avez vu le débat à Lyon, il y en a un qui proposait, 500 l'autre 1 000. C'est facile. Sauf qu'une caméra, c'est 20 000 euros à l'installation, il faut un CSU, des moyens humains. Le calcul se fait vite. Ma question de fond c'est, est-ce que cette augmentation des moyens depuis 2014 a apporté des résultats mesurables ? On va faire un audit. Si il montre que ça fonctionne, on continuera mais on expliquera aux Vaudais que ça a un coût et qu'il faudra faire des choix budgétaires. Sinon, on réoriente. Ce n'est pas avec des slogans qu'on résout les problèmes de sécurité.
Sur l'armement de la police municipale décidé par Geoffroy vers 2018-2019, statu quo le temps de l'audit. Il y a, par ailleurs, une loi de refonte de la police municipale à l'Assemblée, fin avril sur les compétences les prérogatives et la déontologie, je serai chef de file sur cette question à l'Assemblée. Mais le vrai sujet, c'est l'État. Le commissariat de Vaulx s'est vidé progressivement. À partir d'une certaine heure, il n'y a plus de BAC, ni de BST, elles ont été rattachées à Villeurbanne. On n'a plus personne. Ce ne sont pas des territoires perdus de la République, c'est la République qui a perdu ses territoires. Ce qu'il faut, c'est plus de police nationale, des moyens d'enquête réels pour s'attaquer au crime organisé. Au niveau municipal, on n'a pas ces prérogatives.
Quand j'ai rencontré la préfète, en août 2024, je lui ai signalé un point de deal cours Émile-Zola, au Mas du Taureau, en face d'une école. Elle m'a répondu, de manière assez condescendante, que ça prenait du temps. Je lui ai demandé combien : un an, deux ans ? et je suis monté jusqu'à dix. Je lui ai dit : « Je m'arrête à dix. Madame, ce point de deal existe depuis quinze ans. » Deux mois plus tard, un jeune était retrouvé mort, trois balles dans la tête, devant cette école à treize heures, au moment où les enfants arrivent. Des gamins de l'école passent devant le corps. Des familles traumatisées. Des enfants qui n'ont pas dormi de la nuit parce qu'ils ont en tête ce qu'ils ont vu. Je pensais qu'on allait faire une cellule psychologique accompagner ces familles. Voilà ce que vivent ces quartiers. À l'État de prendre ses responsabilités.

Vaulx-en-Velin sera-t-elle un laboratoire politique de LFI ?
Quand on dit qu'on va faire la cantine progressivement gratuite et aller vers le bio, la lutte contre l'échec scolaire, du logement digne, des transports pour que les gens puissent aller au travail, c'est un programme de bon sens. Si c'est ça un laboratoire, on est tous un “laboratoire” en France. L'objectif, c'est que tout le monde puisse répondre à ses propres besoins. Et puis le vrai laboratoire, c'est l'État, qui expérimente sur Vaulx depuis 40 ans, c'est Mitterrand qui vient en 1990 lancer le ministère de la Ville après les révoltes, la politique de la ville depuis 40 ans. On va être à l'ANRU 3. J'aime bien dire : ANRU 1, ANRU 2, ANRU 3, on va être enrhumés. Jamais on ne dit : tiens faisons le bilan. Est-ce que l'ANRU est une réussite ou un échec ? Personne ne pose vraiment la question.
Est-ce que vous aurez des consignes nationales de LFI ?
Non. À aucun moment LFI ne m'a dit ce que j'avais à faire ni comment gouverner. Je me suis présenté mi-janvier, parce qu'il n'y avait personne et parce que les gens de gauche, les associations, ceux qui incarnaient la vraie gauche dans cette ville m'ont dit : « là, on ne peut pas, il faut quelqu'un. » Et ce n'était pas juste parce que j'avais mon écharpe de député, c'est parce que j'avais une histoire ici. En 2021, je m'étais déjà mobilisé contre la politique de Geoffroy, j'avais monté un mouvement. Quand Mélenchon est venu en janvier à Vaulx-en-Velin , je n'avais toujours pas annoncé ma candidature. Je lui ai dit : « Ils vont dire que tu viens pour l'annoncer. » On en rigolait. Mais franchement, ce n'est pas à mon âge, avec l'histoire que j'ai qu'on va me dire ce que j'ai à faire. On respecte mes choix.
Mais Mélenchon va regarder de près ce qui se passe ici en vue de 2027…
Je suis fier de le faire avec LFI, parce que ça fait 40 ans qu'une certaine gauche nous a trahis. Ici, on ne dit pas qu'ils sont dans la trahison, on dit qu'ils sont dans la récidive, on a l'habitude. Et quand on voit Hollande revenir pour casser ce que LFI a réussi à porter en 2022 et en 2024, l'espoir de revoir une vraie gauche dans ce pays, c'est une erreur grave. Qui va payer en 2027 si le RN arrive au pouvoir ? Les habitants des quartiers, les Noirs, les Arabes, les musulmans. Ce sont eux, les dommages collatéraux. Or, au lieu de taper sur le RN, cette gauche tape sur LFI. Qui est l'adversaire aujourd'hui honnêtement ? C'est une faute. Et le soir du deuxième tour de la présidentielle, si le pire arrive, ils vont le regretter. Ce que je dis aux gens, c'est que je connais l'histoire de mon pays. Je sais que, sous couvert de mission civilisatrice, on a colonisé, on a réduit des peuples à l'esclavage, on a génocidé. Et parce qu'on est au XXIe siècle, à l'ère de l'intelligence artificielle, tout cela ne serait plus un risque ? Dans ces villes-là, on est encore plus conscients de ça. Je connais l’histoire de notre pays, et le véritable adversaire c’est la droite dure ou extrême. Nous les avons vus à l'œuvre par le passé. Nous savons bien de quoi ils sont capables. Dans nos quartiers populaires, cette mémoire est particulièrement vive et c’est pour cela que nous sommes d’autant plus conscients des dangers qui se cachent derrière leurs discours. Cette gauche devrait assimiler nos craintes, parce que nous on les porte dans nos histoires. Et le fait que j'aille en politique, que je me batte, c'est un peu pour ça. Ce n'est pas pour faire carrière. J'étais heureux 30 ans dans l'Éducation nationale. J'étais juste de l'autre côté de la rue, au lycée des Canuts, je l’ai juste traversée pour entrer à l’Hôtel de Ville et continuer d’agir avec le même état d’esprit.

Est-ce que vous aurez des consignes nationales de LFI ? Il est vrai qu'un parti de type stalinien n'impose rien à ses affidés !