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Selon la CRC, la Métropole de Lyon investit plus dans les collèges, mais n'améliore pas la réussite scolaire

Dans son rapport annuel, la chambre régionale des comptes salue l’effort financier de la Métropole de Lyon pour ses collèges, mais pointe un manque d’action sur la mixité sociale et la réussite scolaire.

Un investissement en hausse, mais des secteurs oubliés ? C'est en tout cas ce que révèle le dernier rapport annuel de la chambre régionale des comptes (CRC) sur la politique éducative menée par la Métropole de Lyon. Un enjeu de taille, alors que la collectivité regroupe 71,1 % des collégiens du département académique du Rhône. Ainsi, à la rentrée 2024, la Métropole comptait 82 collèges publics et 37 établissements privés sous contrat d’association avec l’État, soit 70 181 élèves.

Selon ce rapport, la collectivité a augmenté son investissement pour ces établissements scolaires. Entre 2019 et 2024, la Métropole a consacré en moyenne près de 126 millions d'euros par an "à l’exercice de sa compétence en matière de collèges" soit environ 3,5 % de son budget (investissement et fonctionnement compris). De surcroit, le coût moyen de fonctionnement par élève dans les collèges publics est passé de 1 080 euros à 1 367 euros, "traduisant une hausse de l’effort financier sur la période de +26,6 %."

Plus précisément, sur l'année 2024, ces dépenses ont été essentiellement consacrées à la masse salariale (33 millions d'euros pour 687,8 équivalents temps pleins) et aux dotations aux établissements, à hauteur de 18 millions d'euros, dont 11,9 millions pour les dotations de fonctionnement. En parallèle, la Métropole développe un programme d’investissement soutenu, orienté vers la construction et la rénovation d’établissements, ce qui représente 55,4 millions d'euros par an.

Une compétence peu utilisée pour améliorer la réussite scolaire

Ce qui ressort également dans ce rapport, c'est l'utilisation trop restreinte de cette compétence pour améliorer la mixité sociale, la réussite scolaire, ainsi que la carte scolaire. Un manque d'action qui s'inscrit dans un contexte où, dans le secteur public du territoire de la métropole, plus de la moitié des établissements sont considérés comme relevant des catégories dites collège "défavorisé" ou "très défavorisé".

La chambre régionale des comptes se questionne également sur le financement des collèges privés, qui représentent près d'un tiers des collégiens. Au-delà du financement légal obligatoire des collèges privés au titre du forfait d’externat, la Métropole apporte des ressources complémentaires, comme les frais de restauration des familles les plus modestes, le financement de certains investissements au profit des établissements ou encore de certaines activités pédagogiques. Selon la juridiction financière, ces financements supplémentaires devraient relever du forfait d’externat. A noter que cette contribution forfaitaire allouée par la collectivité aux établissements privés sous contrat s’est élevée à 11,9 millions d'euros pour l’année scolaire 2024-2025.

En 2024, le montant du forfait d'externat s'élevait à 515 euros par collégien du privé, quand le coût en fonctionnement total d’un collégien public de la métropole était évalué à 1 367 euros. Le rapport précise tout de même que la base de calcul n'est pas identique.

Lire aussi : Classement des collèges et lycées de France : quels sont les meilleurs établissements du Rhône ?

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