Après qu’un homme de 65 ans "fier d'être raciste" a tiré sur des enfants avec une carabine à plomb à Espaly-Saint-Marcel (Haute-Loire), le groupe Socialiste, écologiste et démocrate de la Région Auvergne-Rhône-Alpes assure qu’il ne s’agit pas "d’un simple fait divers, mais d’un acte de haine."
Dimanche 19 avril, la commune d’Espaly-Saint-Marcel (Haute-Loire) a été secoué par un acte particulièrement choquant : en milieu de journée, un homme de 65 ans a poursuivi et tiré sur des enfants avec une carabine à plomb, ont révélé nos confrères du Progrès. Une agression "raciste" selon plusieurs témoins, alors que dans une vidéo tournée quelques jours auparavant, le sexagénaire clamait : "Je suis raciste et je suis fier d’être raciste. Je le dis haut et fort."
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"Cet acte s'inscrit dans un climat de normalisation progressive des discours racistes et des idées d'extrême droite"
Un acte condamné "avec la plus grande fermeté" par le groupe Socialiste, écologiste et démocrate à la Région Auvergne-Rhône-Alpes ce mercredi dans un communiqué. Alors qu’ils expriment leur "entière solidarité avec les victimes et leurs familles", les élus demandent que "la justice reconnaisse pleinement le caractère raciste de cette agression." Ils martèlent : "Il ne s'agit pas d'un simple fait divers, mais d'un acte de haine, avec l’intention de blesser des enfants en raison de leur origine."
Pour rappel, l’homme a été interpellé et placé en garde à vue. Il est finalement ressorti libre, mais fait l’objet d’une convocation par officier de police judiciaire pour des faits de "violences avec arme." Une source sécuritaire indique à nos confrères qu’à ce stade, "aucun élément ne permet de dire qu’il a tiré sur les enfants, ni qu’il a proféré des insultes racistes." Une plainte a été déposée au commissariat du Puy-en-Velay.
Le groupe appelle à "une prise conscience collective"
Mais pour le groupe de gauche, "cet acte s'inscrit dans un climat de normalisation progressive des discours racistes et des idées d'extrême droite", ayant "des effets concrets : elle décomplexe des comportements et des paroles qui auraient été unanimement condamnés il y a encore peu. Quand la haine cesse d'être taboue, elle finit par se traduire en actes", écrit-il encore.
Ne pouvant "feindre la surprise" face à ces événements, le groupe assure que "la responsabilité est collective." Et d’ajouter : "Chaque concession faite aux discours de haine, même sous couvert de pragmatisme ou de liberté d'expression, participe de ce glissement." Les élus appellent enfin à "une prise de conscience collective" face aux "discours de haine, avant que leurs conséquences ne deviennent encore plus dramatiques."
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