Mardi 28 avril, plusieurs syndicats se mobiliseront devant la place de la Comédie (1er) pour demander la fin des contrats de trois mois et le droit au logement pour tous.
Face au manque de place dans les structures d'hébergement d'urgence, la préfecture du Rhône avait mis en place des contrats de séjour de trois mois en 2025. Aujourd'hui, le renouvellement de ces contrats d’hébergement est soumis à des “critères de vulnérabilités”. La priorité est ainsi donnée aux personnes les plus vulnérables, nécessitant la remise à la rue des personnes considérées comme "moins vulnérables". Une situation qui ne passe pas du côté des syndicats "Collectif Hébergement en danger", "Sud Santé sociaux" et la "CGT santé et action sociale", qui dénoncent des nouveaux contrats "illégaux" et "inhumains".
"Cette notion de vulnérabilité n'a aucune définition légale. Elle fluctue en fonction de la disponibilité des places d'hébergement : moins il y a de places disponibles, plus il faut être vulnérable pour y accéder", déplorent les syndicats. Ils poursuivent : "Cela ne respecte pas les principes de la loi sur l’inconditionnalité garantissant à toute personne en situation de détresse le droit d’accéder à l’hébergement d’urgence et d'y demeurer en attente d’une solution stable et adaptée."
Fin des contrats de trois mois, des remises à la rue, créations d'hébergements...
Afin de lutter contre ces nouveaux contrats, les syndicats se mobiliseront le 28 avril prochain à 16 h 30, devant la place de la Comédie (1er). Ils revendiqueront notamment l'arrêt des contrats de trois mois sous conditions de vulnérabilité, la régularisation de tous-tes les personnes sans droits ni titres de séjour, un nombre suffisant d’hébergements "pour permettre une mise à l’abri immédiate de toutes personnes à la rue", ou encore, un arrêt des expulsions et des remises à la rue.
Des tentes seront installées tout au long du rassemblement. Plusieurs animations et prises de paroles sont également prévues. Parmi elles, "un jeu de plateau géant illustrant les étapes et freins du parcours de la rue au logement, un violentomètre des pratiques dans les Centres d'hébergement d'urgence et de nombreuses pancartes et affiches", précisent les syndicats.
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