Alors qu’il avait obtenu le placement en procédure de sauvegarde de Ninkasi en décembre dernier, Christophe Fargier tient à rassurer : "On a déclenché cette procédure pour créer les conditions de la pérennité du projet."
La nouvelle avait surpris tout le monde. En décembre dernier, le directeur de l’enseigne Ninaksi annonçait l’ouverture d’une procédure de sauvegarde pour plusieurs de ses établissements en raison de difficultés financières. Trois mois plus tard et à l'occasion d'une conférence de presse qui s'est tenue hier, mardi 31 mars, son directeur Christophe Fargier se veut rassurant.
"Ninkasi n’est pas une entreprise agonisante. On a déclenché cette procédure pour créer les conditions de la pérennité du projet", a-t-il déclaré, rapportent nos confrères de Tribune de Lyon. "Un acte de gestion réfléchi", selon le directeur, engagé après l’investissement de 32 millions d’euros par le groupe dans une nouvelle fabrique à Tarare.
Ninkasi aurait ainsi réalisé 1 million d’euros d’économies en 2025 et en espère 500 000 de plus grâce à la sauvegarde. Christophe Fargier devrait ensuite renégocier sa dette avec les banques, indiquent toujours nos confrères. Une audience est prévue le 23 juin devant le tribunal des activités économiques.
Avec une ouverture d’un nouveau local à Rennes le 7 avril et le début des travaux prévu à Gerland (7e arr.) en juin prochain, l’enseigne se projette déjà, bien que les investissements soient moins importants en 2026. Deux autres établissements Ninkasi devraient voir le jour à Roanne (Loire) et à proximité d’Annecy (Haute-Savoie).
Lire aussi : Lyon : en difficulté financière, Ninkasi est placé en procédure de sauvegarde
