La rentrée 2026 s’annonce sous tension pour l’école publique à Lyon. 52 classes vont fermer. Une "saignée inacceptable" selon La France insoumise (LFI), qui appelle à une réaction populaire ce mardi 31 mars.
Dans un communiqué diffusé ce dimanche 29 mars, LFI s'en prend directement au gouvernement... et même au Parti socialiste (PS) sur les prochaines fermetures de classes. En effet, selon l’Inspection académique du Rhône, 62 classes seront supprimées à Lyon, pour seulement 10 ouvertures. Un déséquilibre important qui constitue une "attaque directe contre l’école publique, ses élèves, ses familles et ses personnels", d'après le parti d'extrême gauche.
Sur l’ensemble du Rhône, 290 classes fermeront tandis que seulement 69 ouvriront, entraînant la disparition nette de 221 classes selon LFI. Cette situation s’accompagne de suppressions de postes importantes, avec 94 enseignants en moins cette année.
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Un mouvement de grève plus important que prévu le 31 mars ?
Pour LFI, la responsabilité de cette situation est politique. Le parti d'Anaïs Belouassa-Cherifi critique notamment le PS, allié à Grégory Doucet dans la majorité municipale lyonnaise, qu’il accuse de cautionner ces choix nationaux. Il dénonce également un "budget Macron/Lecornu imposé par le 49-3", établi sans l'avis des principaux concernés.
Le mouvement appelle donc à un "sursaut" et soutiendra en particulier la journée de grève prévue le 31 mars en se rendant devant la Direction des services départementaux de l'Éducation nationale.

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