À l'annonce des premières estimations donnant Jean-Michel Aulas et Grégory Doucet au coude-à-coude, l'ambiance était morose ce dimanche au QG de Coeur lyonnais.
Le contraste était saisissant, à l'image des dernières semaines de campagne électorale. Réunis dans le 3e arrondissement, la gauche et les écologistes célébraient une nouvelle dynamique "qui ne s'arrêtera pas", en tête au premier tour des élections municipales selon de premières estimations. En face, les mines étaient déconfites au local de campagne du mouvement de Jean-Michel Aulas, Coeur lyonnais. Cloîtrés dans une pièce vitrée à l'abri des journalistes, les quelques soutiens, élus et têtes de liste de l'ex-patron de l'OL évitaient la presse, cadrés par les équipes de communication de la campagne.
Hamelin reconnaît que Grégory Doucet a mené "une belle campagne"
Les journalistes étaient nombreux à attendre l'arrivée du candidat que les sondages donnaient quasiment gagnant au premier tour il y n'y a que quelques semaines. La candidature de Jean-Michel Aulas a fait du scrutin municipal lyonnais l'un des plus regardés de France. Quelques minutes avant les premières estimations, un membre de Génération Aulas se félicitait encore de l'importante participation, tutoyant les 65 %, et y voyait le signe d'une campagne réussie. Les journalistes en direct à la télévision ou la radio tentaient quant à eux de combler les quelques minutes d'antenne exigées, malgré l'absence d'interviews, d'échanges, ou même d'ambiance au sein des équipes de Jean-Michel Aulas.
L'ex-président de l'OL relativisait quelques minutes plus tard les résultats qualifiés de "décevants" par l'ancien député Emmanuel Hammelin qui reconnaissait la "belle campagne menée par Grégory Doucet". "J'arrive de la société civile et pour une première opération politique, faire jeu égal avec un maire sortant et tout son appareil est une performance qui est dans l'absolu tout à fait remarquable" a déclaré Jean-Michel Aulas devant les très nombreux journalistes présents.
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Jean-Michel Aulas dénonce une "alliance de la honte"
Le candidat soutenu par la droite et le centre avait d'ailleurs bien préparé ses éléments de langage, dénonçant très vite une future "alliance de la honte" que pourrait sceller Grégory Doucet avec la candidate insoumise Anaïs Belouassa-Cherifi, qualifiée au second tour selon les premières estimations.
"Nous allons tout faire cette semaine pour ne pas laisser Lyon basculer à l'extrême gauche" a-t-il ainsi lancé, rappelant avoir "toujours refusé les extrêmes". Jean-Michel Aulas a ainsi rappelé qu'aucune alliance ne pourrait avoir lieu avec le candidat UDR-RN, Alexandre Dupalais. Et d'enchaîner sur la défense de son programme "qui a été galvaudé par l'opposition", et que Coeur lyonnais s'attèlera à "expliquer" et à "confronter", malgré les "procédés déloyaux" et les "fakes-news" colportées par ses adversaires juge-t-il.
