Municipales, métropolitaines : le mode d’emploi d’un triple scrutin historique

Trois collectivités et des compétences bien différentes… Avec la réforme du mode de scrutin, les électeurs lyonnais devront passer par trois isoloirs. Lyon Capitale vous explique à quoi correspond chaque bulletin et les compétences de chacune de ces couches du millefeuille administratif.

  Que change la loi PLM ?

Le mode de scrutin des élections municipales à Paris, Lyon et Marseille a été changé. Les électeurs lyonnais voteront deux fois pour ce qui est de l’échelon communal, le vote métropolitain vient ensuite se greffer. L’un des deux bulletins servira à élire directement leurs conseillers municipaux, jusqu’à présent, ils ne votaient que pour les élus d’arrondissement dont une partie siégeait en mairie centrale. Cette révision, principalement pensée pour Paris, casse le jeu des arrondissements et de leurs spécificités qui pouvait permettre l’élection d’un maire de Lyon minoritaire en voix sur l’ensemble de la ville. Gérard Collomb avait été élu dans ces circonstances en 2001. Le maire reste élu par le conseil municipal, mais le lien entre le vote des Lyonnais et le choix de leur édile est désormais plus direct.

Qui élit vraiment le maire de Lyon ou le président de la Métropole ?

Ils seront élus par leurs pairs dans un troisième tour qui se tient dans les deux semaines suivant le second tour. Le statut de candidat à la présidence de la Métropole de Bruno Bernard ou Sarselli n’est que formel. Si leurs listes remportent une majorité de sièges sur les 14 circonscriptions, leur élection n’est pas automatique. La configuration est la même pour la Ville de Lyon malgré la réforme de la loi PLM et l’élection directe des conseillers municipaux. Ce sont ensuite les conseillers municipaux ou métropolitains qui élisent leur président. La présence d’une prime majoritaire de 25 % pour les deux scrutins devrait permettre de dégager des majorités claires. Et ainsi d’éviter des surprises. Par deux fois, en 2001 et 2014, Gérard Collomb a renversé le verdict des urnes en se faisant élire à la présidence du Grand Lyon alors que la droite était majoritaire en voix.

À quoi servent les 14 circonscriptions ?

La loi qui a créé la Métropole de Lyon a découpé le territoire en 14 circonscriptions et autant de scrutins. Certaines correspondent à des bassins de vie quand d’autres sont moins évidentes. Villeurbanne est la seule commune à être aussi une circonscription, comme pour les législatives. La ville de Lyon est découpée en six. Dans l’organisation politique, ce découpage a créé un organe : la conférence territoriale des maires. Cette instance permet d’inclure des maires qui ne siègent pas au conseil métropolitain mais son rôle est limité.

Qui peut se maintenir au second tour ?

Seules les listes ayant obtenu 10 % des suffrages au premier tour peuvent se maintenir au second. Les candidats qui ont obtenu entre 5 % et 10 % peuvent toutefois fusionner avec une autre liste. Ces deux spécificités valent pour le scrutin municipal et métropolitain.

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