À quelques semaines des élections municipales, l’avenir de la Fête des lumières s’invite dans le débat politique lyonnais. Alors que l’édition 2025 a laissé un goût d’inachevé, des voix s’élèvent pour réinventer cet événement emblématique.
Treize ans. C’est le temps qu’il aura fallu à Lyon pour adopter les drones lumineux testés pour la première fois à Linz, en Autriche, en 2012. Treize années de décalage pour une ville qui se targuait d’être à l’avant-garde de l’innovation lumineuse. Ironie du sort, c’est précisément ce spectacle de drones, au parc de la Tête-d’Or, qui a été élu troisième œuvre préférée par le public. La nouveauté tant attendue, celle qui arrive avec treize ans de retard, fait un carton.
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Banalisation
Mais quelque chose monte. On le sent dans les conversations, dans les regards, un peu moins émerveillés qu’avant. Un effet lassitude. L’impression de tourner en rond. C’est bien, c’est beau mais ce n’est plus aussi avant-gardiste qu’avant. Surtout, aujourd’hui, toutes les grandes villes ont leur Fête des lumières : de Paris à Bordeaux, de Guangzhou à Sydney, de Londres à Amsterdam, de Medellín à Rio de Janeiro… “Même si tous les festivals de lumières dans le monde sont très différents, Lyon a eu un impact majeur sur-le-champ. Tout le monde s’est inspiré de Lyon, d’une manière ou d’une autre, certains volontairement, d’autres moins consciemment. Il y a donc clairement une inspiration, parfois une filiation”, explique à Lyon Capitale Mark Burton-Page, directeur général de l’association Luci (Lighting Urban Community International), un réseau international sur l’éclairage urbain, créé en 2002 à l’initiative de la Ville de Lyon. Le problème ? Cette filiation s’est retournée contre elle. La technologie s’est démocratisée, le modèle lyonnais a été copié partout. À force d’inspirer la planète, Lyon a banalisé sa propre originalité. Ce qui était singulier est devenu commun. Si la ville vit toujours sur sa réputation de pionnière, dans les faits, elle suit plus qu’elle n’invente.
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