Lyon et la Fête des lumières ont joué un rôle précurseur sur le mapping. Les drones ont été les stars de 2025, treize ans après leur première autrichienne...
C'est l'image de la Fête des lumières 2025. L’Éveil des Lumières, le spectacle de drones au parc de la Tête-d’Or de la Fête des lumières.
C’est sans doute l’œuvre qui a le plus fait parler d’elle. Un ballet aérien et coloré de cinq cents drones dans le ciel au-dessus du lac du parc de la Tête-d’Or. Des constellations, des galaxies, des lumignons, la basilique de Fourvière : une histoire de la lumière revisitée et un hommage à Lyon. Le spectacle de huit minutes, pensé et conçu par la société Allumee (à Saint-Priest), a été plébiscité par les Lyonnais qui l’ont élu troisième sur dix œuvres soumises au vote. C’était la première fois, en vingt-six ans, que la Fête des lumières s’ouvrait aux drones.
En amont de l’édition 2019, Lyon Capitale évoquait déjà la rupture technologique des drones. Un an plus tôt, un dossier d’illumination à base de drones avait été proposé à l’équipe de la Fête des lumières qui ne l’avait pas retenu pour des raisons de sécurité.
D’avant-gardiste à distancée
Néanmoins, pour Jean-François Zurawik, alors grand ordonnateur de l’événement, il ne faisait aucun doute que “des projets de cette nature arriveraient”. Il aura fallu attendre 2025.
Lyon, qui avait été si avant-gardiste, était un peu distancé. Car le premier essai de spectacle de drones a été réalisé en… 2012, à Linz, en Autriche. Les années 2016-2018 ont vu l’expansion des spectacles de drones, avec les succès du Puy-du-Fou et des JO de PyeongChang, en Chine. Les années 2020 ont été un tournant, les drones ayant commencé à remplacer progressivement les feux d’artifice dans de nombreuses villes.
Pourtant, Lyon et la Fête des lumières avaient joué un rôle précurseur sur le mapping. En 1986, ce même Jean-François Zurawik, qui hissera la manifestation au rang d’événement mondial, avait été l’un des premiers en France à utiliser la projection d’images géantes, pour animer le concert de Jean-Michel Jarre, à l’occasion de la visite du pape Jean-Paul II. La vraie question est de savoir si Lyon veut retrouver son audace initiale ou privilégier la gestion d’un événement devenu institution ?
Gageons que L’Éveil des Lumières augure d’un Réveil de la Force*…
* du nom du film de Star Wars, épisode VII.
Lire aussi : Lyon : drones, hologrammes… la Fête des lumières du futur

“L’intelligence artificielle ne va ni tuer ni sauver les médias à elle seule, mais elle va les obliger à se réinventer en profondeur” estime ChatGPT