L'instance religieuse exige la reconnaissance du caractère raciste et islamophobe de l'agression d'un lycéen survenue lundi à Décines-Charpieu.
Un lycéen de 17 ans d'origine syrienne a été violemment agressé lundi 19 janvier au matin à Décines-Charpieu alors qu'il se rendait à son établissement scolaire. Trois individus cagoulés lui auraient rasé les sourcils et lacéré le visage à l'aide d'un rasoir, en proférant des insultes à caractère raciste.
Le parquet de Lyon a ouvert une enquête pour violences aggravées, notamment en raison du caractère présumé raciste, de l'usage d'une arme et de l'agression en réunion. Dans une déclaration publiée mardi, le Conseil des Mosquées du Rhône affirme que cette agression "n'est ni un accident, ni un fait isolé" mais "le résultat direct d'un climat de haine construit, entretenu et banalisé". L'instance estime que "l'islamophobie est devenue socialement tolérable, politiquement rentable et médiatiquement banalisée".
L'organisation exige que le caractère raciste et islamophobe de l'agression soit reconnu sans ambiguïté, que la justice agisse avec fermeté et que cesse l'instrumentalisation politique de l'islam. "La République ne peut pas, d'un côté, proclamer l'égalité et, de l'autre, tolérer qu'une partie de ses enfants vive dans la peur", déclare Kamel Kabtane, président du Conseil des Mosquées du Rhône.

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