Gilles Gascon, maire LR de Saint-Priest et coprésident du groupe Grands coeurs lyonnais à la Métropole, est l'invité de 6 minutes chrono / Lyon Capitale.
Gilles Gascon revient dans 6 minutes chrono sur la proposition qu'il a faite, avec Véronique Sarselli et Jean-Michel Aulas, de créer une police métropolitaine des transports en commun : "il y a maintenant deux ans, lorsque les premiers chiffres de la délinquance dans les transports ont été communiqués par le président écologiste de la Métropole de Lyon. Nous l’avons averti que ces chiffres n’étaient pas satisfaisants, même si les pourcentages peuvent montrer une baisse. On ne peut pas se satisfaire de près d’une agression par heure, tous les jours, dans les transports en commun. Nous avons besoin de sécuriser ces transports. Les femmes, les enfants et les seniors doivent pouvoir voyager en toute sécurité".
Le maire LR de Saint-Priest et coprésident du groupe Grands coeurs lyonnais à la Métropole en développe les contours : "Il s’agit de 120 agents dans un premier temps. En fonction des résultats, il n’est pas exclu d’augmenter les effectifs jusqu’à 200 policiers métropolitains. Ils auront le même statut qu’un policier municipal, donc armés et équipés. Un volet prévention sera prioritaire, mais un volet répression sera également prévu si nécessaire".
La retranscription intégrale de l'entretien avec Gilles Gascon
Bonjour à tous et bienvenue. Vous regardez 6 minutes chrono, le rendez-vous quotidien de la rédaction de Lyon Capitale. Aujourd’hui, nous sommes avec Gilles Gascon. Vous êtes maire Les Républicains de Saint-Priest et coprésident du groupe Grand Cœur Lyonnais à la Métropole de Lyon. Grand Cœur Lyonnais, c’est l’union de Jean-Michel Aulas et de différents partis de droite et du centre. Avec Véronique Sarselli, candidate de Grand Cœur Lyonnais à la présidence de la Métropole, vous avez annoncé la semaine dernière vouloir créer une police des transports de la Métropole de Lyon, avec 120 agents dans un premier temps, puis 200. En quoi est-ce une priorité pour vous, alors que la Métropole affiche des chiffres en baisse de la délinquance sur le réseau TCL ?
C’est la suite logique de ce que nous avons annoncé il y a maintenant deux ans, lorsque les premiers chiffres de la délinquance dans les transports ont été communiqués par le président écologiste de la Métropole de Lyon. Nous l’avons averti que ces chiffres n’étaient pas satisfaisants, même si les pourcentages peuvent montrer une baisse. On ne peut pas se satisfaire de près d’une agression par heure, tous les jours, dans les transports en commun. Nous avons besoin de sécuriser ces transports. Les femmes, les enfants et les seniors doivent pouvoir voyager en toute sécurité.
Avez-vous des retours réguliers d’habitants qui disent se sentir en insécurité dans les transports en commun ?
Peut-être pas dans la première couronne, mais plutôt en intramuros, notamment sur les trajets en métro, qui sont moins sécurisés que d’autres. Les polices municipales ont déjà signé plusieurs conventions avec le SYTRAL afin de sécuriser les transports, notamment les tramways et les bus, et ces dispositifs portent déjà leurs fruits. Nous souhaitons aller plus loin en proposant une convention globale de coordination, avec le recrutement d’environ 120 policiers dans un premier temps, ce qui représente un investissement d’environ 8 millions d’euros à ce stade.
Vous évoquez, avec Véronique Sarselli, le chiffre de 8 000 faits de délinquance de tous types dans la Métropole de Lyon. Il s’agit bien d’un chiffre concernant l’ensemble des réseaux, TCL et SNCF ? Une partie de ces faits relève-t-elle d’autres collectivités que la Métropole ?
Si vous évoquez la SNCF, qui relève de la Région, le modèle que nous souhaitons mettre en place s’inspire de celui déployé par la Région avec la SUGE. Les résultats sont positifs, avec une baisse de 30 % de la délinquance dans les transports SNCF. Il n’y a donc aucun mal à s’en inspirer pour permettre aux usagers de voyager en toute sécurité. Je rappelle que la Métropole de Lyon est le deuxième réseau le moins sécurisé après le Grand Paris. Il est donc de notre responsabilité d’agir efficacement.
Une métropole et une ville, Montpellier, ont déjà mis en place ce dispositif, y compris sous une majorité de gauche. La délinquance y baisse-t-elle plus fortement que dans les transports actuellement gérés par la Métropole et la Région ?
Je vous le confirme. Un échange a eu lieu récemment avec les responsables des transports de Montpellier. Là aussi, la délinquance a diminué d’environ 30 % depuis la mise en place de cette police métropolitaine des transports. Il ne faut pas s’en priver.
Vos policiers seraient armés. Avec 120 agents pour un réseau de la taille de TCL, à quoi faut-il s’attendre concrètement ? Peut-on espérer les croiser quotidiennement, hebdomadairement ? Certaines lignes seront-elles prioritaires ? Avez-vous déjà une idée du déploiement sur le terrain ?
Il s’agit de 120 agents dans un premier temps. En fonction des résultats, il n’est pas exclu d’augmenter les effectifs jusqu’à 200 policiers métropolitains. Ils auront le même statut qu’un policier municipal, donc armés et équipés. Un volet prévention sera prioritaire, mais un volet répression sera également prévu si nécessaire. Nous conserverons bien entendu les contrôleurs et la présence de la police nationale, même si leurs effectifs restent insuffisants pour garantir une sécurité globale. Une cartographie est en cours d’élaboration, avec des secteurs clairement prioritaires.
Avez-vous déjà en tête certains de ces secteurs, des lignes de métro ou de tramway particulièrement problématiques ?
Il existe effectivement des points noirs, avec des chiffres très parlants. Je ne souhaite pas les détailler aujourd’hui afin de ne pas dévoiler l’ensemble du dispositif, mais je confirme qu’il y a des secteurs qui devront être priorisés.
Prévoyez-vous, au-delà des transports, la création d’une police métropolitaine plus large ? C’était un débat déjà présent lors de la campagne métropolitaine de 2020. Votre camp y était favorable. Est-ce toujours un projet, notamment avec l’idée évoquée par Jean-Michel Aulas d’un hôtel métropolitain des polices à Lyon ?
Les prérogatives des maires ne changeront pas. La police municipale restera sous l’autorité du maire, qui demeurera le responsable de sa police. Ce que Jean-Michel Aulas envisage pour Lyon intramuros concerne uniquement la ville-centre. Dans la périphérie, les différents secteurs resteront sous l’autorité des maires des communes concernées. Chacun restera chez soi. Aujourd’hui, notre priorité est clairement celle de la sécurité dans les transports en commun.

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Oui, l'insécurité qui arrange bien du monde... et dont la source est "le fric", comme d'habitude.