Opposés à la gestion sanitaire des élevages bovins et à l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur, les agriculteurs de la Confédération paysanne appellent à une mobilisation "paysanne et citoyenne" ce jeudi à Lyon.
La tension ne retombe pas dans le monde agricole. Ce jeudi, la Confédération paysanne régionale donne rendez-vous à ses soutiens à partir de midi, place Jean-Macé à Lyon, pour dénoncer la stratégie de l’État face à la dermatose nodulaire contagieuse des bovins. En cause : l’abattage systématique des troupeaux dès l’apparition d’un cas, une méthode jugée disproportionnée et destructrice pour les exploitations mais qui est pourtant défendue par une partie des agriculteurs, notamment en Savoie et en Haute-Savoie.
Ces dernières semaines, manifestations et actions coup de poing se sont multipliées dans la région. À Lyon, le syndicat a choisi de manifester seul pour dire "non à la mort de nos élevages". La marche prévue doit rejoindre les abords de la préfecture, sur le quai Augagneur, afin de faire entendre la détresse du terrain.
La mobilisation lyonnaise s’inscrit aussi dans un contexte européen tendu. Au même moment, les ministres de l’Agriculture de l’UE se réunissent à Bruxelles, avec en toile de fond la possible signature d’un accord de libre-échange avec le Mercosur. Un projet vivement contesté par la Confédération paysanne, qui redoute une concurrence accrue et une fragilisation supplémentaire des élevages français.
Les manifestants veulent organiser "une grande marche funèbre en hommage à toutes ces vaches sacrifiées sur l’autel du libre-échange." "Nous invitons toutes la société civile à nous rejoindre pour porter haut et fort ce message" conclut la Confédération paysanne du Rhône.
