Bastien Joint
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Bastien Joint se félicite de reprendre la main sur les permis de construire à Caluire-et-Cuire

Bastien Joint, maire LR de Caluire-et-Cuire et vice-président de la Métropole de Lyon, est l'invité de 6 minutes chrono / Lyon Capitale.

Caluire-et-Cuire comme trois autres villes de la Métropole de Lyon (Mions, Tassin-la-Demi-Lune et Saint-Genis-Laval) va reprendre la main sur la délivrance des permis de construire. En 2023, la Préfecture du Rhône estimant que le nombre de logements sociaux construits sur les précédentes années n'étaient pas suffisants avaient mis ces communes sous tutelle. "Les maires connaissent leur territoire, ses fragilités, sa dynamique commerciale, scolaire ou encore les enjeux de tranquillité publique. Nous avons fait valoir cette connaissance pour expliquer qu’il était indispensable de récupérer l’instruction des permis de construire", explique Bastien Joint, maire LR de Caluire-et-Cuire.

Celui qui est aussi vice-président de la Métropole de Lyon évoque aussi la possiblité de desservir sa commune et le plateau Nord par un tramway : "Nous sommes mobilisés pour faire de ce projet une priorité du mandat. La présidente de la métropole est consciente de l’enjeu et des études devraient être lancées dans les prochains mois".

La retranscription intégrale de l'entretien avec Bastien Joint

Bonjour à tous et bienvenue. Vous regardez 6 minutes chrono, le rendez-vous quotidien de la rédaction de Lyon Capitale. Aujourd’hui, nous sommes avec Bastien Joint. Vous êtes maire Les Républicains de Caluire-et-Cuire et vice-président de la métropole de Lyon. Nous revenons sur une actualité concernant votre commune : vous avez repris la main sur les permis de construire. Pendant trois ans, la préfecture en avait le contrôle pour non-respect de la loi SRU et un manque d’efforts en matière de logement social. Comment expliquez-vous ce retour de compétence ? Est-ce parce que les objectifs ont été atteints ou simplement parce que la période de sanction s’achève ?

Je pense que c’est avant tout le résultat d’un travail de confiance. Nous avons beaucoup travaillé avec la préfète de région, Fabienne Buccio, que je tiens à remercier pour la qualité des échanges. Je veux aussi remercier le préfet secrétaire général Fabrice Roset avec qui nous travaillons régulièrement, ainsi que le ministre du Logement Vincent Jeanbrun, qui a été attentif à nos arguments.

Un élu Les Républicains comme vous ?

Oui, et il a été sensible à nos arguments pour démontrer qu’il était nécessaire que nous retrouvions cette compétence.

Quels étaient ces arguments ?

Il s’agit d’un principe fondamental : la subsidiarité, inscrite dans l’article 72 de la Constitution. Les maires connaissent leur territoire, ses fragilités, sa dynamique commerciale, scolaire ou encore les enjeux de tranquillité publique. Nous avons fait valoir cette connaissance pour expliquer qu’il était indispensable de récupérer l’instruction des permis de construire. C’était l’une de mes premières démarches après mon élection : demander ce retour de compétence à la préfète, ce qu’elle a accepté.

La loi impose 25 % de logements sociaux. Vous êtes autour de 21 %. Votre objectif est-il d’atteindre ce seuil d’ici la fin du mandat ?

La préfecture avait repris la main car nous avions du retard, même si nous ne sommes pas les plus mauvais élèves. Nous avons dépassé les 21 % de logements sociaux. Ce retard s’explique par plusieurs difficultés depuis 2020.

Concrètement, vous engagez-vous à atteindre les 25 % ?

Il est impossible d’atteindre 25 % d’ici la fin du mandat. Le système repose sur des contrats triennaux : tous les trois ans, on évalue les progrès en quantité et en qualité. Nous travaillons à résorber le retard, mais sans faire n’importe quoi. Caluire-et-Cuire a une identité particulière, avec des espaces naturels, des parcs, une topographie spécifique. Nous voulons préserver ce cadre de vie. Les projets doivent être concertés avec les habitants.

Pendant ces trois années, la préfecture a-t-elle davantage construit, au détriment de l’identité de votre commune ?

La préfecture a instruit les permis et en a délivré une dizaine depuis 2024, mais aucun projet n’est encore réellement sorti de terre.

Allez-vous revoir ces projets ?

Oui, c’est déjà engagé. J’ai rencontré les opérateurs qui avaient contourné la ville pour déposer leurs permis. Ils sont dans leur droit, mais je leur propose de retravailler certains projets qui ne sont pas adaptés. C’est le cas sur plusieurs secteurs, notamment rue Martin-Basse ou chemin du Charroi.

Quels seront les grands projets de votre mandat ? On pense notamment à la desserte du plateau nord en transport lourd.

Nous avons plusieurs décennies de retard sur ce sujet. Des études ont été lancées sous le précédent mandat et ont montré la nécessité d’aller plus loin. Pendant la campagne, nous avons porté ce projet avec Alexandre Vincendet et Damien Monnier, et sensibilisé Jean-Michel Aulas et Véronique Sarselli.

À quel horizon ce projet peut-il voir le jour ?

Il faut d’abord lancer des études approfondies. La question du tracé est centrale, notamment vers Villeurbanne. Il faudra déterminer les meilleures options. La volonté politique est nécessaire. Nous sommes mobilisés pour faire de ce projet une priorité du mandat. La présidente de la métropole est consciente de l’enjeu et des études devraient être lancées dans les prochains mois.

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