Du 10 au 31 mai, notre tueur à gage ne devra pas oublier sa double responsabilité : tuer et éviter d'être tué.
L'équipe Mc'Vél n'est plus. Le chef de notre duo, mon fidèle Cheese, est mort des suites d'une attaque rusée et efficace. L'occasion pour nous de rencontrer nos tueurs farouches.
La mort de Cheese
Alors qu'il se prélassait chez lui lundi soir, après un week-end chargé, Cheese entend frapper à la porte. Détendu, il scrute l'œil de bœuf et aperçoit un garçon, les bras croisés, et donc sans pistolet à eau. Il fouille ses souvenirs pour identifier cette tête. Ce n'est pas un tueur, il ne se souvient pas d'avoir déjà vu cette tête. Peut être un voisin qui a besoin de quelque chose. Au téléphone en même temps qu'il réfléchit, encore plongé dans l'histoire du film qu'il était en train de regarder, Cheese baisse sa garde. Il entrouvre la porte d'entrée. Erreur fatale. Un " killeur " est allongé au sol, hors du champ de vision de l'œil de bœuf. Ils m'avaient déjà fait le coup les bougres ! Un proche collaborateur des tueurs a sonné à la porte, laissant libre accès à l'autre pour tirer sans se faire remarquer. Cheese est touché. Il donne son code, un brin déçu que l'aventure se termine. Et me joint sur internet, pour m'annoncer la triste nouvelle... Qu'est ce qu'on va faire des 150 bombes à eau planquées dans ta chambre maintenant ?
Syndrôme de Stockholm
Mardi matin, une envie de rencontrer mes tueurs me démangeait. Et puis, il me fallait de nouvelles personnes à suivre pour ce journal. Ni une, ni deux, je passe un coup de fil à l'un d'entre eux, dit le Boucher. On se rencontrera sur leur propre terrain, et Cheese m'accompagnera. 15h30 dans l'après-midi ; il fait affreusement chaud. La rencontre avec nos tueurs se passe plutôt bien. Ils sont plus nombreux que prévu, mais nous sommes désormais en terrain ami. Parmi eux, nos tueurs se présentent : le Boucher, le Ninja, et le Docteur. La conversation tourne bien. Nous nous remémorons les traques, les décès, les anecdotes, révélant les entourloupes dont chaque équipe avait fait preuve pour avoir l'autre. Je suis admirative devant les ruses qu'ils ont utilisées pour nous trouver, et nous avoir au final. Passer par notre école avec Cheese pour une adresse e-mail, demander à mon concierge le numéro de mon appartement sous un faux prétexte ou encore remonter dans l'ancienne équipe de foot de Cheese... c'est assez impressionnant. C'est donc décidé, mes tueurs seront mon nouveau sujet. Ils me promettent de me transférer des nouvelles régulièrement par mail et de m'appeler si jamais ça tourne au vinaigre. Attention les gars, ces tueurs-là, ce ne sont pas des débutants !
Retrouvez notre dossier 'journal d'un tueur à gages'
Les commentaires sont fermés