Depuis son intronisation en juin dernier, il jouit d’une belle cote de popularité. Que ce soit ses joueurs, ses dirigeants ou les supporters, ils sont tous littéralement tombés sous son charme. Sans éluder aucune question, Rémi Garde a accepté pour Lyon Capitale de s’épancher sur ses débuts dans le costume d’entraîneur, ses aspirations, son mode de fonctionnement. Confessions.
Lyon Capitale : À titre personnel, comment avez-vous vécu ces premiers mois ? Vous avez reçu notamment une chaude ovation du public lors de la présentation de l’équipe à Gerland…
Rémi Garde : Quelque part, cet accueil, ça m’a réconforté. Un entraîneur, comme un joueur, est toujours à la recherche de quelques signaux pour savoir s’il est dans le bon chemin. C’était sympa. C’étaient des encouragements bienvenus à un bon moment. Quand j’ai pris le job, il y avait de nombreuses décisions à prendre, des choses à mettre en place. C’était bien, dans cette période, de ressentir une telle chaleur. Sinon, j’ai bien vécu ces premiers mois, qui sont passés très vite. On est rythmé par la compétition, les entraînements, le quotidien… On ne voit pas le temps passer.
On a le sentiment que vous êtes un entraîneur qui fonctionne à l’affectif…
Effectivement, je fonctionne à l’affect. Mais je sais aussi que ça peut être dangereux et que ça a ses limites. Je n’ai pas peur de dire que j’aime mes joueurs. Je les aime parce qu’ils me rendent quelque chose. Ils s’investissent. Sur ces premiers mois passés avec le groupe, je suis très souvent fier d’eux, de leur attitude. Quelque part, ça crée des liens. Après, ils savent qu’ils ne sont que onze à être titulaires. Chaque week-end, il y en a cinq ou six qui espéraient être sur la feuille et qui n’y sont pas. J’ai beau avoir de l’affection et de l’estime pour eux, je dois faire des choix.
Vous signez pour quelle place à la fin de la saison ?
Finir dans les trois premiers !
Plus personne n’ose parler de titre à l’OL…
(Il coupe.) Si, si. Je l’ai dit en début de saison. Je ne m’interdis pas de parler de titre et de le jouer. Ce n’est pas tabou ni de la fausse modestie, mais j’espère qu’à la fin de la saison on ne sera pas loin du titre. Quand je dis que j’ai envie de signer pour les trois premiers, il y a premier aussi (sourire). Après, je sais que pour jouer le titre il ne faudra pas trop perdre de joueurs au niveau des blessures, des suspensions, lors des gros matchs.
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