Début juillet, le tribunal des activités économiques de Lyon a mis la société de carrosserie frigorifique Lamberet en redressement judiciaire. Une décision sollicitée par le Comité social et économique de l’entreprise, basée dans l’Ain.
Le tribunal des activités économiques de Lyon a placé la société Lamberet, spécialisée en carrosserie frigorifique, en redressement judiciaire, jeudi 2 juillet.
C’est à la demande du Comité social et économique de l’entreprise en difficulté que la justice a tranché et a ouvert une période d’observation de 6 mois, pendant laquelle Lamberet se mobilisera pour “consolider son activité et favoriser l’émergence d’une solution industrielle pérenne”, selon leur communiqué. Dans les prochaines semaines, la direction s’engage à communiquer, dans la mesure du possible, les décisions prises et avancées financières.
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Une société touchée par la crise des matières premières
Basé à Saint-Cyr-sur-Menthon, dans l’Ain, Lamberet engage plus de 1000 salariés en France et collabore avec de nombreux prestataires dans les domaines du transport et de la logistique alimentaire, pharmaceutique et spécialisée. Acteur ancré dans son territoire, il incarne une entreprise majeure du secteur de carrosserie frigorifique, et ce, à l’échelle européenne.

Mais, en 2025, Lamberet a dû se confronter à une augmentation générale de ses coûts de production causée par le conflit géopolitique en Iran et la fermeture répétée du détroit d’Ormuz. “Les hausses de matières nous affectent pour plus de 4 millions d'euros, sans compter l'augmentation des coûts de transport et des autres matériels”, confie le directeur général Stefano Chmielewski, nommé il y a tout juste un an en juillet 2025. Un contexte qui a eu raison de la société, aujourd’hui en difficulté économique.
Aucune incidence sur l’activité économique
Malgré le redressement judiciaire, Lamberet a déclaré qu’aucune de ses productions ne sera stoppé pendant toute la période, et confirme que toutes ses activités seront assurées et ses commandes garanties. Même chose côté travailleurs, tous les salaires seront payés sans contrecoup. Stefano Chmielewski accueille la décision avec assurance et avec la volonté de mieux rebondir. “La décision rendue aujourd’hui par le tribunal n’est pas une fin : c’est un outil au service de notre projet industriel”, a-t-il affirmé.
Maintenant, leur objectif reste clair : sortir la tête de l’eau tout en préservant les emplois et leurs savoir-faire industriels. Pour l’heure, aucun licenciement n’est envisagé par le comité de direction.
