“Si une politique ne marche pas, il faut savoir en changer”

Le secrétaire général de Force Ouvrière, invité politique de Sud Radio ce matin, va rencontrer ce vendredi le nouveau ministre de l’Économie, Emmanuel Macron. Il est opposé à une réforme des seuils sociaux dans les PME, à une extension de l’ouverture dominicale des commerces. Et préconise un “coup de pouce” au Smic.

35 heures : “pas question d’ouvrir une négociation”

Jean-Claude Mailly a rendez-vous avec Emmanuel Macron, le nouveau ministre de l'Économie, ce vendredi. "Je vais lui demander des précisions [à propos d'un assouplissement des 35 heures]", a-t-il expliqué à l'antenne de Sud Radio ce matin. L'ex-conseiller du président s'y est dit favorable, dans une interview réalisée au Point, la veille de sa nomination. Pour le secrétaire général de Force Ouvrière, la cause est entendue : "Il n'est pas question d'ouvrir une négociation sur cette question-là."

Jean-Claude Mailly juge également que le “pacte de responsabilité” constitue "une erreur" : "Il est indispensable que les aides accordées aux entreprises soient conditionnées, soient ciblées", estime-t-il. Il s'oppose aux baisses de salaires opérées dans certains pays européens, préconisant à l'inverse "un coup de pouce" au Smic. "À la fin, le plus compétitif est celui qui ne paie pas ses salariés", ironise le syndicaliste.

Le Gouvernement songe à lisser les effets de seuil dans les entreprises, qui obligent par exemple les PME à se doter d'un comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail, ainsi que d'un comité d'entreprise dès lors que leurs effectifs dépassent 50 salariés. "Penser un seul instant que c'est en supprimant les seuils qu'il y aurait des créations d'emplois, c'est se mettre le doigt dans l'œil", pense le secrétaire général de Force Ouvrière. "Vous n'en savez rien, monsieur Mailly !" a protesté une auditrice.

Le syndicaliste s'est aussi opposé à une ouverture généralisée des commerces le dimanche : "Un magasin qui ouvre, c'est aussi la crèche qui doit ouvrir, ce sont les services de sécurité du magasin qui doivent ouvrir." Il a conclu l'interview par une adresse à François Hollande : "Quand une politique ne marche pas, il faut savoir en changer."

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