Nathalie Perrin-Gilbert Elliott Aubin législatives 2017 1er tour
© Tim Douet

N. Perrin-Gilbert et E. Aubin : un soutien mutuel pour la gauche

Dans les 1re et 2e circonscriptions du Rhône, la gauche se rassemble pour apporter un contre-pouvoir à l’Assemblée nationale. Nathalie Perrin-Gilbert (Gram, 2e circ.) et Elliott Aubin (France Insoumise, 1re) ont officialisé leur soutien mutuel pour une gauche “dynamique” et “humaniste” face à l’“extrême libéralisme” d’Emmanuel Macron.

Le jeune candidat de la France Insoumise dans la 1re circonscription accède au second tour des élections législatives en dépassant de justesse la candidate Les Républicains, Anne Lorne. Face à lui, le candidat de La République En Marche, Thomas Rudigoz, comme se trouve face à Nathalie Perrin-Gilbert (candidate Gram) Hubert Julien-Laferrière, LREM également.

“Nous sommes les premières forces d’opposition” (NPG)

Face à l'avance des voix des candidats En Marche, la gauche décide de s'unir pour "rassembler" et rendre compte de la "dynamique de la gauche". Elliott Aubin et Nathalie Perrin-Gilbert, qui se connaissent bien puisque le candidat Insoumis siège dans la majorité de Nathalie Perrin-Gilbert à la mairie du 1er arrondissement, parlent d'une nécessité de lutter ensemble contre une Assemblée nationale qui ne s'opposera à rien. Convaincus que leurs réserves de voix se trouvent aussi bien chez les abstentionnistes que chez les électeurs de LREM – selon eux, beaucoup auraient voté par dépit et par manque de conviction au premier tour –, les deux candidats ont repris dès lundi matin les actions de terrain. Rencontres avec les habitants, distributions de tracts et de professions de foi, un vrai travail qu'ils ont mené avant de faire part de leur soutien mutuel. La candidate Gram a 9 000 voix de retard sur Hubert Julien-Laferrière, mais cette différence assez conséquente ne l'effraie pas : "Les gens avouent ne pas avoir cru en ma candidature au premier tour, mais maintenant que je suis là, ils veulent faire changer les choses." Un optimisme à toute épreuve qu'elle compte véhiculer en même temps que son envie d'une gauche unie plus largement qu'entre elle et les Insoumis.

L'idée d'un rassemblement de la gauche survient sans doute un peu tard pour les deux candidats, qui ne sont pas les favoris pour le deuxième tour. À quoi Elliott Aubin répond : "Mieux vaut tard que jamais.” “Les rythmes et les comportements sont différents d'un tour à l'autre", ajoute-t-il.

Union tardive

Si Nathalie Perrin-Gilbert évoque à plusieurs reprises sa volonté de réunion ("J'espère que la gauche aura la capacité de se rassembler dans un groupe et j’œuvrerai à cette réunion"), Elliott Aubin réaffirme son soutien, en rappelant qu'il désire aussi un groupe uni des Insoumis. Pour lutter contre "un président dur, aux pleins pouvoirs et une Assemblée muette” (NPG), il est nécessaire pour les candidats de recevoir les voix des autres partis. Mais c'est presque timidement qu'Eleni Ferlet (candidate FI dans la 2e circonscription) appelle dans un communiqué de presse à "faire barrage à Hubert Julien-Laferrière", malgré l'assurance d'un soutien "sans ambiguïté". Quant à Elliott Aubin, il n'a toujours pas reçu de soutien officiel de la part du Parti communiste de Julien Giraudo dans la 1re. Cet équilibre fragile ne semble pourtant pas déstabiliser les candidats, qui ont chacun respectivement reçu les soutiens des candidats EELV, et qui souhaitent avancer ensemble contre "l'extrême libéralisme d'Emmanuel Macron, vers une gauche humaniste”.

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