Les Anonymous attaquent les nationalistes

Alors que l'extrême droite lyonnaise rassemblait 200 militants contre la guerre en Afghanistan, les Anonymous parvenaient à pirater leurs sites web.

Samedi 14 janvier, une manifestation intitulée "Afghanistan – honneur à ceux qui sont tombés" a donné l’opportunité à l’extrême droite lyonnaise de rassembler environ 200 personnes dans le Vieux Lyon. Dans le même temps, la Ligue des droits de l'homme et le collectif de vigilance 69 contre l'extrême droite ont mobilisé un millier de personnes pour une contre-manifestation à la Guillotière. Les deux évènements se sont déroulés, au moins jusqu’à 18h, dans le calme.

Initiée par les Jeunesses nationalistes, mouvement créé en octobre dernier par le conseiller régional ex-FN Alexandre Gabriac, la manifestation a cherché à rétablir "l’honneur à ceux qui sont tombés", dénoncer "les élites mondialistes" et a appelé à "faire sortir les soldats d’Afghanistan". Prenant publiquement la parole, Alexandre Gabriac a loué le maréchal Pétain, évoquant "l'un des plus grands militaires français".

Les Anonymous attaquent l’extrême droite

Les organisateurs ont été soutenus par la Nouvelle droite populaire, un parti politique d’extrême droite dont Pierre Vial, ancien professeur à l’université Lyon 3, est l’une des têtes pensantes. Les autres groupes nationalistes lyonnais comme les Jeunes identitaires (Rebeyne) ou le syndicat étudiant UDJ (plus connu sous le nom de GUD) n’ont pas mobilisé officiellement pour la manifestation. Le Front national, par la voix de Bruno Gollnisch, tend officiellement à se démarquer de l’événement et des activités des Jeunesses nationalistes.

Sous le titre "Non au racisme, non à l’impérialisme. Appel à un cortège libertaire antifasciste", le collectif de vigilance contre l’extrême droite a organisé une contre-manifestation à 14h sur la place Gabriel-Péri. À l’occasion de la manifestation, et dans le cadre d’une "opération Lyon propre", quelques hackers militants, se revendiquant des "Anonymous", ont piraté des sites web nationalistes dans l’après-midi, dont celui du FN ou de "Jeune nation", le site d’Yvan Benedetti, ancien cadre du FN et conseiller municipal de Vénissieux.

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