Lisa Gauthier
Lisa Gauthier

"La sécurité est une priorité majeure", assure Lisa Gauthier (Place publique)

Lisa Gauthier, cheffe de file de Place publique et candidate sur les listes Pour vivre Lyon de Grégory Doucet, est l'invitée de 6 minutes chrono / Lyon Capitale.

"Le meeting est un tournant", promet Lisa Gauthier, cheffe de file de Place publique à Lyon, à l'heure de revenir sur le premier grand évènement de la campagne de réélection de Grégory Doucet. "Les sondages ne disent pas tout. À mon avis, la campagne est décisive. Ce sera proposition contre proposition. C’est un moment de transparence, de vérité, une campagne où l’on dit ce qui a été fait, ce qui a été construit, ce que l’on a imaginé en plus. Nous sommes sur des propositions concrètes qui, je pense, vont parler au quotidien des Lyonnaises et des Lyonnais", veut croire la responsable locale du parti de Raphaël Glucksmann.

Comme Grégory Doucet lors de son meeting, elle met en avant l'intérêt de la majorité sortante pour la question de la sécurité, un angle d'attaque de leurs rivaux de droite : "Je ne dirais pas que c’est une lacune, mais cela reste une priorité forte pour les Lyonnais. Quand on parle des sécurités, ce sont des mesures qui protègent au sens large du terme. C’est pour cela que nous parlons des sécurités. La sécurité stricto sensu reste bien sûr une priorité majeure. Il existe un sentiment d’insécurité, notamment en matière de circulation. Ce sentiment est diffus et concerne plusieurs sujets. Les mesures proposées concernent d’abord une police municipale renforcée, une police de proximité. Il y aura davantage de policiers sur le terrain, plus visibles, présents au bon endroit et au bon moment".


La retranscription intégrale de l'entretien avec Lisa Gauthier

Bonjour à tous et bienvenue. Vous regardez 6 minutes chrono, le rendez-vous quotidien de la rédaction de Lyon Capitale. Aujourd’hui, nous sommes avec Lisa Gauthier. Bonjour. Vous êtes cheffe de file de Place publique à Lyon et candidate sur la liste de Grégory Doucet pour Vivre Lyon. Grégory Doucet tenait ce samedi son premier meeting de campagne devant 700 à 800 militants. C’est un exercice destiné à remotiver les militants. Avez-vous l’impression que l’objectif est atteint ? Êtes-vous sortie rassurée de ce meeting, alors que les sondages ne sont pas forcément en votre faveur pour l’instant ?

Oui, je trouve que c’était un meeting très réussi, qui a atteint ses objectifs de mobilisation.

Il y avait un besoin ? Vous sentiez une forme d’abattement, de découragement ?

Absolument pas, absolument pas. On est mobilisés sur le terrain depuis plusieurs mois, mais c’est un grand moment, c’est aussi un tournant. C’est effectivement, comme vous l’avez dit, un moyen de rassembler. J’ai trouvé que ce meeting était réussi, avec un enthousiasme très grand, avec une énergie qui fait qu’effectivement on repart à nouveau sur le terrain. On est fiers des propositions qu’on a conçues ensemble. J’y reviendrai peut-être, ensemble avec les différents partenaires de gauche, et on n’a pas peur d’aller sur le terrain en discuter avec les Lyonnaises et les Lyonnais.

Comment expliquez-vous que cette majorité sortante soit aujourd’hui en difficulté, qu’il y ait un tel décrochage dans les sondages, peut-être aussi dans la ville de Lyon avec les Lyonnais ?

Les sondages ne disent pas tout. À mon avis, la campagne est décisive. Ce sera proposition contre proposition. C’est un moment de transparence, de vérité, une campagne où l’on dit ce qui a été fait, ce qui a été construit, ce que l’on a imaginé en plus. Nous sommes sur des propositions concrètes qui, je pense, vont parler au quotidien des Lyonnaises et des Lyonnais.

Lors de ce meeting, Grégory Doucet a posé un fil rouge qui constitue la colonne vertébrale de son programme : les sécurités, au pluriel. Il a aussi parlé de sécurité au sens policier, avec l’annonce de la création d’une brigade anti-incivilités. Est-ce un retour que vous font les Lyonnais ? Était-ce un angle mort du mandat qui s’achève ?

Je ne dirais pas que c’est une lacune, mais cela reste une priorité forte pour les Lyonnais. Quand on parle des sécurités, ce sont des mesures qui protègent au sens large du terme. C’est pour cela que nous parlons des sécurités. La sécurité stricto sensu reste bien sûr une priorité majeure. Il existe un sentiment d’insécurité, notamment en matière de circulation. Ce sentiment est diffus et concerne plusieurs sujets. Les mesures proposées concernent d’abord une police municipale renforcée, une police de proximité. Il y aura davantage de policiers sur le terrain, plus visibles, présents au bon endroit et au bon moment. Et puis il y a cette annonce récente de la brigade anti-incivilités, composée de policiers municipaux et d’ASVP, ces agents qui verbalisent notamment les infractions de circulation.

Un peu comme à Villeurbanne, où la mise en place des voitures radar a permis de dégager du temps aux ASVP pour faire de la tranquillité publique ?

Cette brigade sera sur le terrain pour prévenir les incivilités, mais aussi pour sanctionner et punir les infractions. Les incivilités concernent aussi bien la propreté de l’espace public, qui est un bien commun. La ville a été embellie et chacun a le devoir de respecter cet espace, même si certaines personnes ne le font pas. Il s’agit donc de maintenir la propreté, mais aussi de traiter les conflits d’usage sur la voirie : entre piétons, trottinettes, vélos. Il existe notamment un sentiment, pour certains piétons, de ne pas toujours se sentir à l’aise dans l’espace public.

Une autre mesure portée par Grégory Doucet et par vous-même concerne le droit d’interpellation citoyenne, cette fois sur le terrain de la démocratie locale. En quoi consiste-t-il et que vient-il corriger, alors que les concertations menées pendant ce mandat ont parfois suscité plus de déceptions que d’adhésions ?

Avant de revenir sur ce droit d’interpellation, je souhaitais terminer sur la sécurité. Grégory Doucet a annoncé lors du meeting, après l’intervention d’Amin Kessah, un plan de prévention contre le narcotrafic. Je ne vais pas entrer dans les détails. Ce que je voulais dire, c’est que lorsqu’il y a de la détresse sociale, la ville peut aller au-delà de ses prérogatives et coopérer avec la police nationale et l’État pour prévenir l’entrée des jeunes dans le narcotrafic.

Revenons donc au droit d’interpellation, qui viendrait répondre aux limites de ces concertations.

Durant ce mandat, des espaces de dialogue ont été ouverts comme jamais auparavant. Quand on ouvre ces espaces, les gens s’expriment, manifestent leur approbation, leur désapprobation, parfois leur colère. Cela crée des conflits, mais c’est le jeu démocratique. Nous ne regrettons absolument pas cette ouverture, bien au contraire. Le droit d’interpellation citoyenne vient en complément de ce qui existe déjà. Les Lyonnaises et les Lyonnais s’expriment dans les conseils de quartier, les comités d’intérêts locaux, via les associations. Ce dialogue existe par de nombreux biais. Ce dispositif permettra de renforcer le lien entre l’écoute des citoyens, leur participation et la décision politique, puisqu’à travers le droit de pétition, ils pourront déclencher des décisions, voire une votation ou un référendum.

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