Bernard Colombaud est le président du Comité d'intérêt local "Centre Presqu'Ile", qui représente les habitants de la Presqu'île, des Terreaux à Perrache.
Bernard Colombaud est le président du Comité d’intérêt local « Centre Presqu’Ile », qui représente les habitants de la Presqu’île, des Terreaux à Perrache.

"Actuellement, il y a des départs de familles de la Presqu'Ile de Lyon" (Bernard Colombaud)

Bernard Colombaud, président du Comité d'intérêt local "Centre Presqu'Ile" est l'invité de 6 minutes chrono. Au menu : le projet d'"apaisement" de la Presqu'Ile.

La concertation lancée par la Ville et la Métropole en juin sur "l'apaisement de la Presqu'île" vient de prendre fin.

Trois objectifs ont été identifiés : l'amélioration du cadre de vie, l'adaptation de la ville au réchauffement climatique et la libération de l'espace public pour "permettre à l’ensemble des usagers d’y trouver une place, notamment les piétons et les cyclistes".

Le périmètre soumis à la concertation s'étend du boulevard de la Croix-Rousse au nord (limite 4e-1er arrondissement) à la place Carnot au sud (2e arrondissement).

Deux scénarios ont été proposés :

Le scénario A qui présente le moins de changements pour les riverains, commerçants et habitants de la Presqu'île. Les voies de bus sont supprimées sur tout l'axe entre Terreaux et Bellecour. Autre modification hypothétique en cas de validation : la plus grande place piétonne d'Europe verrait ses couloirs de bus restreint de 50 % dans le secteur. Cela permettrait alors un accès aux voies lyonnaises. À cela s’ajouteraient de légères interventions d'aménagement prévus pour 2023 et 2024. 

Le scénario B présente davantage de modifications pour les usagers quotidiens de la Presqu'île de Lyon. Il comprend déjà les quelques modifications apportées lors du scénario A avec notamment la modification des trajets de voies des bus. Il implique aussi plus de piétonnisation, avec un important changement qui pourrait intervenir au niveau de la rue de la République, entre Cordeliers et Hôtel de Ville. Effectivement, si la première partie (entre la place Bellecour et Cordeliers) est entièrement destinée aux piétons, la partie allant de Cordeliers à Hôtel de Ville est à l'heure actuelle encore empruntée par des bus, des taxis ou encore des camions de livraison. Si l'hypothèse du scénario B voit le jour, la rue de la République serait alors complètement piétonne, avec potentiellement des accès restreints pour les livraisons.

Patrimoine mondial de l'Unesco

"Le centre de ville, et la Presqu'Ile particulièrement, font partie du patrimoine mondial de l'Unesco et c'est le caractère original de notre centre ville d'être vivant et habité. Il faut absolument le préserver." explique Bernard Colombaud, président du Comité d'intérêt local Centre Presqu'Ile, représentant les habitants de la Presqu'île, des Terreaux à Perrache.
Pour lui, il faut maintenir le stationnement résidentiel (en parking souterrain et en surface), permettre des accès aisés par tous les modes de transport et aussi parler de sécurité, la tranquillité publique, ajoute-t-il, n 'ayant pas été abordée dans la concertation.

Départs de la Presqu'Ile

"Actuellement, il y a des départs de familles de la Presqu'Ile. Puisqu'on veut modifier l'organisation de la Presqu'Ile, notamment au niveau des mobilités et de la végétalisation, les mesures prises doivent améliorer la vie en Presqu'Ile, qu'elle soit commerciale ou résidentielle, au lieu de la dégrader". 

Pour le Comité d'intérêt local Centre Presqu'Ile, c'est le scénario A qui a les honneurs car, explique son président,  scénario B entraînerait des investissements irréversibles et aurait des conséquences importantes pour la Presqu’Ile et l’ensemble de l’agglomération. "Le risque est trop fort et de plus il n'est pas évalué".

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