Procès du génocide du Rwanda : un témoignage pour l’histoire

Le procès du génocide du Rwanda s’ouvre ce mardi 4 février devant la cour d’assises de Paris. L’ancien capitaine rwandais Pascal Simbikangwa est jugé pour complicité de génocide et complicité de crimes contre l’humanité. En 1994, Gasana Ndoba était président de la commission des droits de l’homme pour le Rwanda. Installé en Belgique, il a assisté, impuissant, au massacre de près de 800 000 personnes. Il a accepté de nous livrer ses souvenirs.

Pendant près de six semaines, la cour d'assises de Paris examine le cas de Pascal Simbikangwa (photo), présenté comme un membre de l'Akazu, le premier cercle du pouvoir hutu, qui aurait planifié le génocide. Cet ancien capitaine aurait eu une implication directe et aurait encouragé le massacre de 1 600 personnes sur la colline de Kesho, au nord du Rwanda.

Un procès historique

Un procès considéré comme historique se déroule donc devant la justice française. Les débats seront d'ailleurs filmés et le film conservé au titre du devoir de mémoire. Le contexte historique et politique sera développé, avec des témoins comme l'historien Jean-Pierre Chrétien ou le journaliste du Figaro Renaud Girard.

Le silence de la communauté internationale

Autre témoin historique, l'ancien président de la commission des droits de l'homme au Rwanda, Gasana Ndoba. À l'époque, il vivait à Bruxelles. Régulièrement averti des violences commises dans son pays, il a assisté, impuissant, au déroulement du génocide. Il s'est également retrouvé face au silence de la communauté internationale. À la veille du procès, aujourd'hui installé au Rwanda, il a accepté de nous parler et de revenir sur cette époque douloureuse.

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