Jean-Michel Aulas et Grégory Doucet
Jean-Michel Aulas et Grégory Doucet©PHOTOPQR/LE PROGRES/StÈphane GUIOCHON

Grégory Doucet dément avoir qualifié Jean-Michel Aulas "d'ennemi de la République"

Dans une interview accordée à nos confrères de Politis, Grégory Doucet attaque frontalement son principal adversaire à la course à l'Hôtel de Ville, qualifiant Jean-Michel Aulas "d'ennemi de la République." Le maire dément auprès de Lyon Capitale avoir tenu de tels propos.

Mise à jour : Quelques heures après la publication de l'interview de Politis, l'équipe de campagne de Grégory Doucet a indiqué à Lyon Capitale, "après réécoute de l'enregistrement de l'interview", que le maire n'a "jamais qualifié Jean-Michel Aulas d'ennemi de la République". "On a clairement une droite dans ce pays qui a basculé dans l’anti-républicanisme et Monsieur Aulas est sur ces rails là", a bien déclaré Grégory Doucet, évoquant l'alliance de son adversaire avec un Laurent Wauquiez qui appelle à l'union des droites. Le maire a par ailleurs dénoncé une "instrumentalisation de la mort de Quentin Deranque. Inadmissible de la part d’une chaîne de TV qui prétend être une chaîne d’information", considérant que "ces gens agissent contre la démocratie. Qu’ils sont devenus des ennemis de la République".

Article initial : C'est une attaque surprenante de la part d'un Grégory Doucet plutôt habitué jusque-là à la mesure dans une campagne électorale pourtant souvent violente verbalement. À moins de quinze jours du premier tour des municipales 2026, l'actuel maire de Lyon, candidat à sa réélection, a sorti les griffes. Dans une interview accordée à nos confrères de Politis, l'édile écologiste s'en est pris de manière véhémente à Jean-Michel Aulas, favori dans les sondages pour lui succéder.

Questionné sur la politique mise en place par l'ancien patron de l'OL lorsqu'il dirigeait le club et sur sa "tolérance" présumée au groupe de supporters ultra dans les tribunes du Groupama Stadium, Grégory Doucet a vivement taclé le candidat Cœur Lyonnais : "Il affirme avoir fait le ménage. Visiblement, il a été très mal fait. Les groupes d’ultradroite sont encore dans les tribunes" estime-t-il.

"La droite extrême portée par Jean-Michel Aulas"

Avant de poursuivre : "Au fond, Jean-Michel Aulas incarne la droite qui a perdu sa boussole. Il se met dans les pas de Laurent Wauquiez, qui a affiché le portrait de Quentin Deranque sur l’hôtel de région et défend l’union des droites. La droite aurait-elle oublié que la préférence nationale est une attaque au principe d’égalité inscrit dans nos valeurs républicaines ? Je suis un défenseur de la République. Jean-Michel Aulas en est un ennemi."

Réaffirmant être "un maire qui fait, et qui ne fait pas assez savoir", véritable leitmotiv de sa campagne électorale 2026, Grégory Doucet considère même l'ancien président de l'OL, qui se présente comme candidat de la société civile, mais qui est soutenu par la droite et le centre, comme un candidat proche des idées d'extrême droite. "J'ai un autre objectif : je veux que Lyon soit sauvé des griffes de la droite extrême portée par Jean-Michel Aulas" attaque Grégory Doucet. "Son programme, c’est le retour au XXsiècle : l’affairisme et le tout-béton. Il ne faut pas que son projet voie le jour" complète le maire de Lyon.

Une saillie assez virulente à quelques jours du scrutin qui a aussitôt fait réagir le candidat visé. Dans son style habituel, et sur ses réseaux sociaux, Jean-Michel Aulas a déploré ces attaques, estimant que "quand un maire sortant en vient à traiter un Lyonnais d'ennemi de la République, il affaiblit la fonction qu'il occupe".

"La République mérite mieux que l'outrance. Lyon mérite mieux que cette dérive. Je continuerai à défendre des postures dignes, exigeantes et respectueuses des Lyonnaises et des Lyonnais" conclut Jean-Michel Aulas.

Alors que le scrutin approche à grands pas, Grégory Doucet choisit l’affrontement frontal avec son principal adversaire. Un virage stratégique pour le maire sortant, qui prend le risque de polariser davantage le débat, mais espère remobiliser son électorat à douze jours du premier tour.

Laisser un commentaire

réseaux sociaux
X Facebook youtube Linkedin Instagram Tiktok
d'heure en heure
d'heure en heure
Faire défiler vers le haut