Un maire bâtisseur, un boulevard jusqu’à Fourvière, un quartier sauvé de justesse : l’histoire est connue. Elle n’a pourtant jamais été prouvée. Stéphanie Petit, membre de la Renaissance du Vieux-Lyon depuis vingt ans, questionne le mythe fondateur de son association.
Mythe fondateur ou menace bien réelle ? Le projet de démolition du Vieux-Lyon, prêté à Louis Pradel, n’a laissé aucune trace dans les archives de la Ville, mais les défenseurs du quartier n’en ont jamais douté. À 80 ans, la Renaissance du Vieux-Lyon (RVL), l’association qui a mené le combat pour la sauvegarde du quartier, accepte aujourd’hui de questionner le récit qui l’a fait naître. En son sein, plusieurs sensibilités coexistent : certains restent convaincus que la menace était réelle, d’autres s’interrogent. Guide-conférencière, médiatrice culturelle au musée d’histoire de Lyon et membre de l’association RVL depuis vingt ans, Stéphanie Petit a récemment consacré deux visites à cette histoire.
Lyon Capitale : Pendant longtemps, le récit dominant a été celui d’un Vieux-Lyon menacé de destruction par un grand projet routier. Philippe Lamy, actuel président de la Renaissance du Vieux-Lyon (RVL), confiait récemment à Lyon Capitale qu’il n’existait pas de réponse définitive et qu’aucun document probant attestant d’un projet de démolition générale du quartier n’avait été retrouvé. Que sait-on avec certitude et quelles sont les zones d’ombre ?
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