L’Angelo del Focolare © Masiar Pasquali

Théâtre des Célestins : une saison dense et intense !

Avec 50 spectacles et 350 levers de rideaux, Le théâtre des Célestins maintient le cap, entre créations, compagnies régionales et artistes de renommée internationale.

En tant que théâtre municipal, Les Célestins bénéficient du soutien renouvelé du maire récemment réélu, Grégory Doucet. Ainsi, comme l’essentiel de son financement vient de la municipalité, qui maintient l’intégralité de son aide, le théâtre sang et or jouit d’une position enviable par rapport aux autres salles dont les subventions (de l’État, de la Région) ont été diminuées. Ce qui permet au patron des lieux, Pierre-Yves Lenoir, de proposer une saison 2026-2027 très dense, comme l’était la précédente, avec plus de 50 spectacles et 350 levers de rideaux prévus, aussi bien dans la grande que la petite salle (la Célestine).

Pléthore de propositions qui devraient être plébiscitées dans la mesure où Les Célestins obtiennent chaque année un taux de remplissage de l’ordre de 90 %. Ce qui permet d’importantes recettes de billetterie (35 % du budget global, si l’on y ajoute le mécénat). Mais le théâtre des Célestins n’est pas seulement un lieu de diffusion, c’est aussi une “Maison de création” qui accueille en ses murs plusieurs artistes associés. Tous présenteront d’ailleurs une création dans les mois à venir.

- Le metteur en scène Guillaume Vincent, de la compagnie MidiMinuit, présentera Paradoxe (du 25 novembre au 5 décembre). Un spectacle intime et joyeux sur la vieillesse et le deuil.

Projet Nanashi

- Maud Lefebvre, avec le Projet Nanashi (du 9 au 19 décembre), nous invitera à suivre un récit tendu sur l’adolescence, qui s’inspire des séries, des mangas et des jeux vidéo.

- Lucile Lacaze de la compagnie La Grande Panique s’attaquera – avec un bel appétit – au grand œuvre de Beaumarchais, La Folle Journée ou le Mariage de Figaro (du 27 avril au 7 mai). Un des rares classiques proposés cette saison.

- Enfin, après leur Makbeth ultra trash, on retrouvera le Munstrum Théâtre de Louis Arene et Lionel Lingelser pour une véritable recréation d’un de leurs premiers spectacles, Le Chien, la nuit et le couteau (du 19 au 28 mai). Masques, ambiance horrifique et giclées de sang seront, comme d’habitude, au menu.
En dehors des créations des artistes associés que l’on vient d’évoquer, impossible de citer ici les nombreux spectacles à l’affiche du théâtre sang et or. Mais l’on se doit de signaler que les spectateurs y trouveront les meilleures compagnies théâtrales de notre région.

Le Procès de Jeanne Bloch © Cédric Rouillat

Ainsi François Hien et ses acolytes reviendront-ils aux Célestins présenter Le Procès de Jeanne Bloch (du 12 au 22 novembre). Une fiction théâtrale qui nous amène dans un futur proche. On suit le procès d’une ancienne dirigeante politique accusée d’avoir trahi l’identité française. Ce thriller politique, comme souvent avec François Hien, est inspiré d’un fait historique : le procès qui fut intenté à Léon Blum, pour les mêmes motifs, en 1942.


Enfin, Les Célestins c’est aussi la programmation de grands artistes de renommée internationale (pas moins de 17 spectacles internationaux figurent à l’affiche 2026-2027). Parmi ces grands noms, on se réjouit de retrouver Emma Dante. La metteuse en scène sicilienne revient aux sources de son art, avec une création, L’Angelo del Focolare (du 6 au 10 octobre). Un conte théâtral cruel et drôle comme elle seule sait les concevoir. Cette nouvelle fable porte sur un sujet brûlant : un féminicide.

www.theatredescelestins.com

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