Turangalîla-Symphonie © Fred Mortagne

Symphonie messianesque à l’Auditorium

Une fois n’est pas coutume, l’Orchestre national de Lyon ouvre sa saison sur une œuvre du milieu du XXe siècle, la splendide Turangalîla-Symphonie d’Olivier Messiaen.

Une entrée en grande pompe au regard de l’effectif orchestral pour le moins plantureux associé à un grand piano à queue et de petites ondes Martenot – cet instrument électronique à clavier appartenant à la famille des synthétiseurs et qui délivre des sonorités magiques et rêveuses grâce à cet inimitable “port de voix” qui voit glisser les notes de l’une à l’autre au moyen d’un mécanisme ingénieux arrimé au doigt du claviériste.

Chant d’amour” mais aussi “hymne à la joie, surhumaine, débordante, aveuglante et démesurée”, tout fait – comme souvent chez Messiaen – écho à la nature mystique du compositeur français. Véritable magicien d’une orchestration singulière dont lui seul détient le secret, le compositeur nous balade entre Orient et Occident, mysticisme et danses païennes, humanité et cosmos dans un rituel spectaculaire en forme d’ode à la joie et à l’amour.

Un défi de plus pour Nikolaj Szeps-Znaider et l’Orchestre national de Lyon, accompagnés pour l’occasion par Pierre Thibout au piano et Cécile Lartigau aux ondes Martenot.

Turangalîla-Symphonie –Jeudi 17 septembre à 20 h à l’Auditorium

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